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Photo © Danielle Aznavourian

 En été, la Forêt Urbaine du musée McCord revêt sa parure jaune et blanche. Diverses activités y sont programmées. Tous les mercredis du mois de juillet, un événement en partenariat avec Exeko anime la rue Victoria. Ce sont les rendez-vous 5@7 PoP-Up à saveurs philosophique et culturelle proposées par des médiateurs d’Exeko et du musée McCord autour des collections éducative et de photographie du musée. D’une semaine à l’autre, des questions sont posées sur l’histoire de la photographie, la production d’images ouvrant des pistes de réflexion sur l’authenticité des médiums, le progrès technologique, la représentation de la photo dans nos vies.

Retour sur les trois premières rencontres 

Mercredi 3 juillet   

C’est la première sortie de l’équipe d'Exeko conjointement avec celle de médiation culturelle du musée Mc Cord, l’ambiance est fébrile et l’énergie contagieuse. Muni.e.s d'un stéréoscope, Mathieu et Jérôme, médiateurs de la caravane philosophique idAction Mobile et Fanny, médiatrice culturelle au musée Mc Cord, arpentent les alentours du musée à la rencontre de participant.e.s. Ils croisent M. et ses amis. L’étrange instrument datant du 19ème siècle, séduit d’emblée. Il permet de visionner des stéréogrammes - un assemblage côte-à-côte de deux photographies, qui en fusionnant donnent l’illusion du relief.  L’ancêtre de la photographie tridimensionnelle ! (3D). C’est ouf ! Wow !   

Les photographies tirées de la collection Photographie du musée, en particulier celle du photographe William Notman, font voyager dans le temps à travers l’époque victorienne. Des vues de villes du Canada défilent sous leurs yeux émerveillés.   

La photo est un prétexte à la rencontre, et de cet émerveillement naissent des discussions sur le progrès technologique, son rapport à l’authenticité, notre intimité dévoilée au quotidien.   

Les médiateurs, invitent M. et ses amis, à visiter le musée. Là maintenant. Des cocardes d’accès leur sont offertes. Sous leurs regards incrédules, M. qui aime la lecture, finit par emboîter le pas aux médiateurs en direction de la caravane philosophique d’Exeko stationnée à la Forêt Urbaine pour faire son choix de livres.   

La visite au musée sera pour plus tard. Aujourd’hui, “ça ne fitte juste pas”. Il s’en va avec des magazines du National Geographic sous les bras.  Il sait qu’il peut revenir et que le musée l’accueillera tel qu’il est.  

Autour de la van, des visiteurs de tous horizons s’interrogent sur sa belle présence. Que font les médiateurs d’Exeko, qu’est-ce que la caravane philosophique ? Un monsieur s’avance et nous dit :

-       “Je viens vous voir et puis visiter le musée. J’ai entendu parler de la caravane dans les médias.”   

Quel inattendu et stimulant brise-glace !

Touristes d’Espagne ou de France, entre amis, ou solo, travailleurs du quartier, passants montréalais ou visiteurs sortant du musée, ils s’arrêtent, scrutent curieusement les battants ouverts de la van, transformés en bibliothèque. Nous discutons autour du stéréoscope et de la photographie Polaroïd. Celle qui fixe l’instantané.  

 Qu’est-ce qui rend une photographie unique ?

-       Celle qui représente la famille, celle du registre de l’intime.

Il est 19 heures, à l’ombre de la Forêt, les équipes débriefent.   Cette première sortie, fait prendre conscience encore une fois, que l’accessibilité aux institutions culturelles ; musées, théâtres, salles de concert, galeries d’art,... est un enjeu pour les personnes marginalisées et à risque d’exclusion. En adoptant une posture inclusive, la ville devient plus humaine et la culture un droit pour tou.t.e.s. Nous sommes tou.te.s des acteur.rice.s de cette posture.  

Le musée comme tous les mercredis est ouvert jusqu’à 21 heures.  Ce soir, dix autres participant.e.s rencontrés dans la rue auront poussé la porte du musée Mc Cord.  

La magie des rencontres, fixe dans nos regards, l’image d’un instant lumineux.

Mercredi 10 juillet   

Les rencontres reprennent avec le binôme de médiateurs, Jérôme d’Exeko et Maud, du musée Mc Cord, accompagnés de Frédérique, agente de recherche à Exeko.

Sur le tableau de la van, deux questions interpellent les passants : 

Qu'est-ce qui est plus authentique ; le numérique ou le Polaroïd ? 

    -    L'authenticité est en lien avec ce qui nous interpelle selon notre époque et notre génération - un participant dans la rue


    -    The Kodak ! There is no magic such as a black and white photography . No need for colours ! - Luiz, un photographe du Brésil


    -    De toutes les photos numériques, je choisis LA SEULE photo AUTHENTIQUE - un passant montréalais  

Es-tu Numérique ou Polaroïd ? 

Intéressant de noter les réponses d’une génération à l’autre :

    -    It’s hard to say !  - Deux étudiants de l’université Concordia


    -    Definitely digital photography ! -  Une dame dans la soixantaine


C’est sur une note d’espérance, un appel au progrès humaniste, que nos discussions prennent fin :

    -    Let’s hope for something more instant and authentic - une immigrante


La magie a encore une fois opéré autour du musée et de la van idAction Mobile, en créant “un espace d’échanges égalitaires” entre citoyen.ne.s ou visiteur.se.s et les populations marginalisées pour combattre l’exclusion.

Mercredi 17 juillet  

Et de trois.  Pour cette troisième sortie, Marc-André, médiateur au musée Mc Cord se joint à Jérôme et Frédérique, qui continue sa recherche sur le terrain.

La van comme à l’accoutumée, portes grandes ouvertes, est au rendez-vous. 

L’équipe s’installe à l’orée de la Forêt Urbaine, sur la rue Sherbrooke, pour se rapprocher davantage des passants et participants. 

Sur une feuille trône la question du jour : La photo numérique offre-t-elle une représentation idéalisée du monde ?” 

Serait-ce un NON - OUI - AVIS MITIGÉ ou AUTRE ? 

Chaque catégorie est représentée par une couleur. Evidemment, toutes les réponses sont bonnes. Il s’agit encore une fois de réveiller le potentiel réflexif de chacun.e.

Peu à peu, la feuille blanche se couvre de Post-it.

Une étudiante à McGill, argumente en français - pour pratiquer - en se basant sur un fait vécu : “La photo idéalise et ne reflète pas le vrai visage de la personne : je pense à une personne en particulier, qui affichait un merveilleux sourire sur une photo mais une fois en contact avec elle, la réalité était autre, car celle-ci n’était pas aussi chaleureuse et joyeuse que la représentation de son image”.

Les avis s’enchaînent : 

    -    Tout dépend du regard qu’on y met


    -    Qu’est-ce qu’idéaliser ? Il existe aussi un idéal de la laideur…


En visionnant les images stéréoscopiques, un participant s’exclame :

    -    Oldies are fancy they last longer !


Comme par magie, je croise les deux étudiants de l’université Concordia rencontrés le mercredi passé, et comme rien ne se perd dans les réflexions échangées d’une semaine à l’autre, nous proposons aux passants de piger des citations-réflexions émises par des participants lors des ateliers de médiation précédents :

    -    Le vrai progrès est de repartir à zéro. 


Ce qui fait réagir une visiteuse originaire de Rivière-du-Loup: “Repartir à zéro est un aveu d’échec !” Et bam ! 

À Exeko, nous apprécions, le brassage d’idées. La sollicitation de l’intelligence collective. D., un brin sceptique quant à la destination finale des réflexions collectées, se prête conquis au jeu, lorsque je lui fait part de la mission et “présomption des égalités des intelligence”, la posture éthique d’Exeko.

Ainsi repart D., l’esprit nourri de ces échanges entre inconnu.e.s et découvertes d’instruments photographiques tels les Rolleiflex et stéréoscope des siècles derniers.

Vivement mercredi prochain !

Le prochain 5@7 aura lieu le 14 août, dans les wagons de MR-63!

_____

Rédaction : Danielle Aznavourian

Crédit photos : Danielle Aznavourian et le Musée McCord

Pour plus d’information sur idAction Mobile, c’est ici  

Fidèle au rendez-vous depuis  2012, Exeko s’est posé place Emilie Gamelin, pour célébrer les visages de la différence avec l’organisme Sans Oublier le Sourire, organisateur pour la treizième année consécutive, du rassemblement festif « Différents comme tout le monde », ceci dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées. Une célébration en musique, danse, jeux et activités diverses par et pour les personnes ayant un handicap physique ou intellectuel. Un événement qui souligne l’importance de « défier l’indifférence » et de sensibiliser le public à l’inclusion sociale et à la diversité. 

Faire tomber les masques. Comment ? En célébrant les visages de la différence par la créativité et la réflexion critique.

Deux tables basses, des bancs, des livres, une « marelle de la différence », des livres, un arbre à vœux à garnir des souhaits de chacun.e pour une ville inclusive et accueillante, des poèmes collaboratifs à composer dédiés à Montréal, des feutres et crayons de couleur et…des masques prêt-à-colorier.

C’est tout naturellement que les participants à la fête se sont appropriés l’espace où Jose et Ducakis, deux de nos médiateurs, s’étaient installés :

« On s’est fait approprié par les gens » clament-ils.

- Avec eux l’espace prend vie et « se laisse exister ».
   Un, puis deux, puis trois…Voilà que les masques s’arrachent et font briller de mille étincelles les yeux des participant.e.s.   J.13 ans, raconte tout en dessinant sur son masque, qu’il aime la robotique et qu’il regrette que le programme ait été supprimé dans son école. "Ils sont bleu-vert" précise-t-il en parlant de ses yeux. Il rit comme seuls les rescapés de la vie savent le faire. Comme si rien n’était plus à craindre. Et pourtant. « À l’hôpital, on m’a surnommé "The King".»  Il y a de quoi. « J’ai deux tiges métalliques : je souffrais mais j’ai toujours gardé le sourire ». Il rit. Le Roi Illuminateur. Quelle rayonnante innocence et sacrée source d’inspiration.

À Montréal, il dédie ces vers (extraits) :  

Montréal veut être mieux 

Mais elle ne veut pas être polluée

Car Montréal est une belle ville

Puis, elle aspire à beaucoup de personnes  

Montréal ne veut pas que la nature soit détruite

Car ses citoyens travaillent fort pour la protection de la Terre

Puis, elle rêve GRAND

Un groupe de jeunes percussionnistes arrive. Les 3DOUMS de l’école secondaire Louis-Riel. Ils sont là « parce que c’est important ». « On se sent tous égaux malgré la différence » et chacun.e de prendre un masque et de se lancer dans sa création artistique.   Une jeune des 3DOUMS  confie : « Le monde ne tourne pas assez, il faut tourner davantage ». Et joignant le geste à la parole, elle se lève rieuse et esquisse une pirouette.  

Ensemble, ils composent  ce poème (extraits) :

Ma ville est spéciale

Elle n’est pas cannibale

Montréal est en travaux !  

Montréal veut être terminée

Mais elle ne veut pas être une ville de compétition

Car Montréal est vivante, originale, énergétique

Puis, elle aspire à être une ville multi-ethnique

Edon, ami d’Exeko, nous dédie son masque et compose une ode à Montréal :

Montréal

est une histoire 

qui fait rougir les temps

Elle rime 

à la clarté du temps

La fête bat son plein et l’espace Exeko ne désemplit pas. Une ribambelle de petits bouts de chou arrivent avec leurs éducatrices.Elles sont aussi aux petits soins d’un de leur camarade à besoins spécifiques. Celles-ci amusées se prêtent, entre deux pauses, au jeu de la poésie alors que la marmaille prend d’assaut masques et crayons de couleur :  

- Moi je veux un masque soleil ! 


-  Et moi un masque tout bleu comme le ciel et la mer !


- Avec des fleurs !


Montréal n’est pas inerte

Elle ne veut pas de malheureux

Car ses citoyens travaillent fort pour eux

Puis, elle rêve à ce qui se fait de mieux    

Qui dit mieux, lorsqu’un groupe de femmes anglophones accompagnées par leur intervenante se joignent à nous et armées de leur sourire, sans mot dire, s’approprient le matériel de dessin.  L’art a encore une fois bâti des ponts, au-delà de la différence linguistique.   Quelle douce chose que d’être conquis par les visages et les coeurs des participant.e.s de la journée.

Il faut davantage de la différence pour faire tourner le monde.

-----

Rédaction : Danielle Aznavourian en collaboration avec Jose Fucas et Ducakis Desinat

Crédit photos : Jose Fucas

Photo © Danielle Aznavourian

Des critiques désaltérantes.  

Dans une chaleur frappante, même si elle se fait moins intense que dans les derniers jours, la caravane d’IdAction Mobile, Isabelle à son bord et moi-même sur le siège passager, partons à la rencontre des gens à différents endroits du Plateau Mont-Royal. 

Au coin des rues et à Dîners St-Louis, on jase « progrès ».  Le progrès est-il nécessairement progressiste ? Est-ce que tout ce qui est qualifié de « progrès » représente véritablement quelque chose de positif pour tous.tes ? L’eau se distribue et se boit, pour abreuver les discours des gens, qui nourrissent différents points de vue et angles d’approche du thème de la sortie. Des livres sortent de la bibliothèque mobile au passage, prétextes à d’autres discussions et à de nouvelles rencontres. Selon une définition académicienne le progrès serait un processus évolutif, vers un idéal pour l’humanité… Est-ce que ça résonne pour les participant.e.s ? On peut dire que oui, mais l’écho qui s’élève est très critique de ce que serait une progression.   

En effet, l’environnement est malmené : des tonnes de plastiques échoués dans les océans, le recyclage institué au Québec n’est même pas géré… l’humain est-il en train de se dégrader lui-même ?  Les multinationales mobilisent trop de pouvoir politique, et on observe trop peu de redistribution équitable des richesses. Les gouvernements ont-ils leur mot à dire, et si oui, comment s’y prendre pour déjouer les jeux de pouvoir inéquitables ? La technologie disloque le temps et l’espace pour le meilleur et pour le pire, l’information est devenue intangible sur nos tablettes et le corps est désormais modifiable selon les désirs personnels. Nouvelles possibilités émancipatrices ou dérapages éthiques ?  

Tant de questions et peu de réponses, le progrès est une chimère, mais il nécessite toutefois qu’on s’y attarde ! Ces réflexions, crayonnées sur la caravane pour que tous puissent lire sur son passage l’expression citoyenne, demeureront certainement dans nos têtes comme moteurs de remise en question continue.

Cela fait déjà deux moments privilégiés que l’équipe d’Exeko partage avec les gens d’ALPA (Accueil liaison pour arrivants). C’est à travers des ateliers d’IdAction que se déroulent ces partages.

 

Cela fait plus d’un mois que j’ai intégré l’équipe d’Exeko à titre d’agente de recherche et déjà, je m’y sens un peu comme chez moi. L’équipe de recherche, de bureau ainsi que de médiateur.rice.s, par leur ouverture, leur curiosité et leur générosité sur leurs expériences me donnent l’occasion d’approfondir la thématique choisie pour terminer ma maîtrise en sociologie, à savoir, la médiation interculturelle.

 

Chez Exeko, l’alliance entre la théorie et la pratique est loin d’être nouvelle : le Laboratoire Culture Inclusive, en marche depuis plus de deux ans, en est un bon exemple. Recherches-création, observations participantes et recherches partenariales, qui sont des types de recherches innovantes, moins typiques, et visant le changement social, sont les bienvenues dans l’organisme.

 

L’objectif de ma recherche est d’abord d’étoffer la théorie exekienne sur la médiation interculturelle et ses enjeux. Ensuite, en prenant pour phare les compétences interculturelles des médiateurs d’Exeko dans la pratique, un autre objectif est de répertorier et de reconnaître la diversité de ces compétences interculturelles pour la mettre au service de la médiation interculturelle, en faisant par exemple des transferts de connaissances.

En ayant ces objectifs en tête, c’est dans cet environnement stimulant que prend forme ma première sortie à titre d’agente de recherche : ALPA (Accueil liaison pour arrivants).

 

Premier atelier, jeudi après-midi de mai.

 

Nous sommes trois dans la salle, aux bureaux d’ALPA : Janie et Simon, les médiateur.rice.s, ainsi que moi-même. Encore très fébrile à l’idée de faire mon premier terrain exploratoire, je suis également emballée de m’allier à Janie et Simon, qui m’ont fait confiance d’emblée et qui m’intègrent avec respect dans leur espace de création d’atelier.

Le premier participant à l'atelier arrive, curieux et heureux de pouvoir discuter sur le thème du jour : le crédit. Depuis trois semaines seulement au Québec, l’envie d’apprendre est palpable chez lui. Cependant, il ne s’agira pas d’une séance d’informations, mais plutôt d’un atelier de réflexion critique sur le crédit en Occident. Que peut-on en comprendre si on s’intéresse à son histoire ? Qui bénéficie du crédit ? Qui l’offre, et qui en a besoin ?

 

Suite à ces réflexions critiques, par une discussion organique entre participant.e.s et médiateur.rice.s, l’atelier nous amène dans le partage des différents types de crédit, selon les pays et même d’après des continents différents. Ainsi nous découvrons ensemble des points communs entre les types de crédits utilisés ailleurs, qui se trouvent être à plus petite échelle et autogérés.

Il ressort que ces types différents de crédit sont à nouveau utilisés au Québec, par certain.e.s participant.e.s. J’ai trouvé ça très intéressant, puisqu’il s’agit d’une manière de s’approprier le crédit, crédit qui peut sembler intimidant pour plusieurs, voire synonyme d’anxiété et de problèmes. Aussi, ce type de crédit non-occidental demeure indépendant des grandes institutions financières, permet de créer une interdépendance communautaire et me semble un genre de pied-de-nez au capitalisme. Bref, j’ai été impressionnée de voir qu’en peu de temps, la subjectivité des expériences prend le pas sur l’apparente objectivité d’une notion : le crédit.

Le partage interculturel battait son plein alors que des points communs sont relevés sur les systèmes de crédits non-occidentaux, et que les rires de surprise explosent chez les participant.e.s quant aux différentes conceptions de l’utilisation de l’argent, par exemple, pour le mariage.

 

Deuxième atelier, mercredi avant-midi de juin.

 

C’est le sourire aux lèvres et par un matin ensoleillé que je vais rejoindre Janie et Simon, toujours remplis d’un entrain contagieux pour cet atelier chez ALPA. Le thème cette fois-ci ? La politique québécoise et la langue francophone.

Le premier participant arrive, avec son jeune garçon de 5 ans qui ne fait ni un ni deux, et se précipite sur ses jouets, créant une ambiance ludique et légère, avec les bruits émanant de ses jeux.

Les discussions avant l’atelier sont essentielles pour créer des liens de confiance et un environnement agréable, c’est donc tout naturellement que nous discutons de nos parcours de vie, de nos voyages à l’étranger et du parcours migratoire du participant assis à la table avec nous.

Suite à une brève histoire des partis politiques principaux du Québec faite par les médiateur.rice.s, la loi 101 est abordée. Cet atelier sur la langue francophone au Québec éveille rapidement des réflexions critiques chez les participant.e.s quant aux langues autochtones. Pourquoi ne sont-elles pas davantage reconnues ? Des parallèles avec les contextes coloniaux internationaux et la situation de l’autochtonie dans les pays d’origine des participant.e.s de l’atelier sont faits, et enrichissent les échanges.

Certain.e.s participant.e.s parlent de l’histoire des langues officielle de leur pays d’origine et les médiateur.rice.s ainsi que moi-même sommes très intéressé.e.s. Cela nous nourrit en connaissances et nous permet de remettre en question notre propre rapport à la langue française. Comment le Québec navigue-t-il entre la loi 101 et son application ? Les promesses d’un français inclusif pour les immigrants francophones se matérialisent-t-elles sur le marché du travail ?

C’est sur le thème des langues et de leur portée que se clôt ce deuxième atelier chez ALPA. Ainsi, les médiateurs proposent que, chacun son tour, les personnes autour de la table écrivent et nous racontent son mot préféré, dans la langue de son choix. Notamment ressortent le mot « Mbote », un « Bonjour » qui se fait rassembleur partout au pays d’une participante, ainsi que l’appellation « Pays des collines », surnom du pays d'origine d’une des participantes. L’histoire et les raisons pour le choix des mots permettent d’en apprendre les uns sur les autres, mais aussi sur les cultures de chacun de mots.

J’ai dans le cœur des moments précieux partagés avec Janie et Simon ainsi qu’avec les participant.e.s des ateliers, et dans la tête, un bouillonnement fertile pour l’avancement de ma recherche.

 

À bientôt ALPA !

 

 

Frédérique

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Nous recherchons une personne afin d'offrir un soutien à la coordination de la gestion administrative et les membres de l’organisation....

Nous recherchons une personne afin d’assurer le développement, la planification, le déploiement et le suivi de nos projets de médiation et...

 

 

Nous recherchons une personne afin de développer et suivre nos projets de médiation et nos activités en ville, plus...

  • « By engaging with people on a deep level, we see Exeko reinvigorating individual spirit to rebuild society in a new way. Exeko's work is not about small projects, but about achieving full social inclusion at a systemic level. [...] we believe that Exeko will reach a level of systemic impact with Quebec, Canada and the world within 5-10 years. »

    Elisha Muskat, Executive Director, Ashoka Canada

  • « Its goal? To develop reasoning, critical thinking, logic, and increase citizen participation of these marginalized groups. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir (free translation)

  • «  I write my thoughts in my head, not on paper, and my thought is not lost. »

    Participant @PACQ

  • « Why use paper when it is as beautiful as this? »

    One of the co-creator for Métissage Urbain

  • « I Have my own identity ! »

    Putulik, Inuit participant, Métissage Urbain

  • « It is terrible for a society to ignore people with such talent! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses about ART and ID projects

  • « Art has the advantage to make people talk about abilities rather than limitations, when confronted with an intellectual disability.  »

    Delphine Ragon, Community Programs Manager, Les Compagnons de Montréal

  • « Over the past few years, we have been seeing more and more high quality productions by people with an intellectual disability who truly are artists.  »

    Julie Laloire @AMDI

  • « Exeko implements creative solutions to several problematic, gives a voice to those we don't hear and hope to the underprivileged. »

    Bulletin des YMCA

  • « Its goal? To develop reasoning, critical thinking, logic, and increase citizen participation of these marginalized groups. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir (free translation)

  • « ...empowering the children, and giving them confidence »

    APTN National News

  • « It’s a great program for children to learn about their traditions and to increase their interaction with Elders in the community. »

    Erika Eagle, Social Development Assistant with Waswanipi Brighter Future

  • « We are not higher, we are not lower, we are equal. »

    Simeoni, participant idAction Mobile

  • « Receving is good, but giving is better »

    Participant idAction@Kanesatake

  • « They're both people. We're not looking enough after people with problems, and mostly with mental health issues. Then we would have more people able to work. »

    Participant, idAction@Accueil Bonneau

  • « What better way to strengthen intergenerational ties? [...] A meeting between peers, a place for expression, learning and recovery »

    Chantal Potvin, reporter at Innuvelle

  • «  I don't know everything, but while reading it, it always bring me one step closer »

    A participant, idAction Mobile

  • «  By engaging with people on a deep level, we see Exeko reinvigorating individual spirit to rebuild society in a new way. Exeko's work is not about small projects, but about achieving full social inclusion at a systemic level. [...] we believe that Exeko will reach a level of systemic impact with Quebec, Canada and the world within 5-10 years. »

    Elisha Muskat, Executive Director, Ashoka Canada

  • «  ...empowering the children, and giving them confidence »

    APTN National News

  • «  I was completely alone today, thanks for talking to me »

    Elie, participant @idAction Mobile

  • «  They're both people. We're not looking enough after people with problems, and mostly with mental health issues. Then we would have more people able to work. »

    Participant, idAction@Accueil Bonneau

  • «  Today, the power acquired through knowledge is more far-reaching than knowledge itself. »

    André Frossard

  • « By engaging with people on a deep level, we see Exeko reinvigorating individual spirit to rebuild society in a new way. Exeko's work is not about small projects, but about achieving full social inclusion at a systemic level. [...] we believe that Exeko will reach a level of systemic impact with Quebec, Canada and the world within 5-10 years.»
    Elisha Muskat, Executive Director, Ashoka Canada
  • « Exeko implements creative solutions to several problematic, gives a voice to those we don't hear and hope to the underprivileged.»
    Bulletin des YMCA
  • « Over the past few years, we have been seeing more and more high quality productions by people with an intellectual disability who truly are artists. »
    Julie Laloire @AMDI
  • « Art has the advantage to make people talk about abilities rather than limitations, when confronted with an intellectual disability. »
    Delphine Ragon, Community Programs Manager, Les Compagnons de Montréal
  • « It is terrible for a society to ignore people with such talent!»
    Hélène-Elise Blais, les Muses about ART and ID projects
  • « I Have my own identity !»
    Putulik, Inuit participant, Métissage Urbain
  • « Why use paper when it is as beautiful as this?»
    One of the co-creator for Métissage Urbain
  • « I write my thoughts in my head, not on paper, and my thought is not lost.»
    Participant @PACQ
  • « Its goal? To develop reasoning, critical thinking, logic, and increase citizen participation of these marginalized groups.»
    Caroline Monpetit, Le Devoir (free translation)
  • « Its goal? To develop reasoning, critical thinking, logic, and increase citizen participation of these marginalized groups.»
    Caroline Monpetit, Le Devoir (free translation)
  • « Today, the power acquired through knowledge is more far-reaching than knowledge itself.»
    André Frossard
  • « They're both people. We're not looking enough after people with problems, and mostly with mental health issues. Then we would have more people able to work.»
    Participant, idAction@Accueil Bonneau
  • « They're both people. We're not looking enough after people with problems, and mostly with mental health issues. Then we would have more people able to work.»
    Participant, idAction@Accueil Bonneau
  • « We are not higher, we are not lower, we are equal.»
    Simeoni, participant idAction Mobile
  • « I was completely alone today, thanks for talking to me»
    Elie, participant @idAction Mobile
  • « Receving is good, but giving is better»
    Participant idAction@Kanesatake
  • « What better way to strengthen intergenerational ties? [...] A meeting between peers, a place for expression, learning and recovery»
    Chantal Potvin, reporter at Innuvelle
  • «  ...empowering the children, and giving them confidence»
    APTN National News
  • « By engaging with people on a deep level, we see Exeko reinvigorating individual spirit to rebuild society in a new way. Exeko's work is not about small projects, but about achieving full social inclusion at a systemic level. [...] we believe that Exeko will reach a level of systemic impact with Quebec, Canada and the world within 5-10 years.»
    Elisha Muskat, Executive Director, Ashoka Canada
  • « It’s a great program for children to learn about their traditions and to increase their interaction with Elders in the community.»
    Erika Eagle, Social Development Assistant with Waswanipi Brighter Future
  • « ...empowering the children, and giving them confidence»
    APTN National News