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La sexualité: un sujet peu abordé

Par Nikita.

Je m’appelle Nikita, je suis en secondaire et à l’école je remarque souvent que les discussions qu’on fait en classe (qui sont rares!) ne sont pas très bons. Il y a souvent 2­ à 4 élèves avec une opinion ferme (et négative) sur le sujet, tandis que les autres se taisent tous. Peut-­être si on avait des ateliers qui ont pour but de changer notre façon d’en parler, ces discussions ­là s’amélioreraient. Je pense que, après ma sémaine comme stagiaire à Exeko, c’est possible. Merci beaucoup!


 

Qu’est-­ce que la sexualité?

Selon l’Encyclopédie Larousse, c’est « l’ensemble des phénomènes sexuels ou liés au sexe, que l'on peut observer dans le monde vivant. » Ce n’est donc pas juste de la biologie, il y a aussi des aspects psychologiques.

À l’école, on parle rarement de la sexualité. On a des cours de science et on apprend des choses sur la reproduction, mais on n’apprend pas grand chose sur le côté psychologique. Oui, bien sûr, nous, les élèves, on en “parle”, mais c’est souvent des jokes entre amis ou quelque chose comme ça. La plupart d'entre nous n’en parle pas normalement ni sincèrement, pas à l’école, pas avec nos parents, pas avec nos amis.

“Mais, vous parlez de la puberté en classe, n’est­-ce pas? La sexualité fait partie de cette discussion, non?” Oui. Par contre, c’est plutôt scientifique. C’est du genre: vous allez grandir, la voix mue, les caractéres sexuels secondaires apparaissent, etc. Côté psychologique, il y a le désir pour l’autonomie et l’attraction sexuelle... mais on ne fait pas vraiment de discussion sur ça.

 

Pourquoi?

Pourtant, cela fait partie de notre identité, quelque chose qui a beaucoup d’importance pour les adolescents.

Voici quelques hypothèses: (Croyez ce que vous voulez croire.)

1. C’est difficile d’en parler aux adolescents. (À cause des jokes ou car ils n’aiment pas ça, peut­-être.)

2. Ce n’est pas un sujet assez important.

3. Les élèves sont trop jeunes. (Ça depend sur comment vous abordez le sujet.)

4. Personne ne veut faire un atelier sur ça.

5. On a peur qu’il y aura une réponse très négative aux discussions et aux ateliers (ex: au lieu de collaborer, les élèves sont très contre ça.)

 

La liste continue. Quelle que soit la raison exacte, je pense que ça vaut la peine d’aborder ce sujet parfois pour que les jeunes ne se sentent pas anormaux ou genés s’ils ont envie d’en discuter dans l’avenir. En effet, si le sujet n’était pas si peu abordé, je pense que tout le monde serait plus confortable et plus ouvert avec leur sexualité. Je pense aussi qu’il y aurait moins de préjugés envers les gens qui sont LGBTQ+. Au moins, c’est ça que j’espère.

 

La question qu’on se pose maintenant est: “Comment peut-­on rendre ce genre de conversation normale?”

Ce n’est peut­-être pas aussi facile que de tout simplement dire aux gens partout dans le monde de parler de la sexualité pour aucune raison.

Donc, il faut faire une liste de raisons!

1. Plus nous en parlons, plus les gens vont sentir plus à l’aise avec ça.

2. C’est bon d’être à l’aise avec qui tu es!

3. Le sujet devient moins mystérieux.

4. Les gens seront plus capables d’accepter quelqu’un avec un orientation sexuelle différent que les siens.

5. Il y aura moins de préjugés basés sur la sexualité.

6. Etc.

 

Maintenant qu’on a des bonnes raisons, on peut encourager les gens à parler. On pourrait faire ça de plusieurs façons. Des ateliers, des activités, des posters, des oeuvres d’art, la liste continue. Ça pourrait se faire à l’école, dans les rues, partout, jusqu’à rendre chez nous.

La chose la plus importante, c’est de le faire normalement.

Ce que je veux dire, c’est que si on en parle comme si c’est ***TOP SECRET*** ou comme si c’est un joke, les gens n’ont pas le goût d’aborder le sujet. C’est peut­-être difficile, mais c’est bien d’essayer d’en parler comme si ce n’est rien de spécial, juste un simple discussion entre amis ou un petit atelier informatif en classe.

 

Trickster@MTL : Appel à la participation / Open registration

La 4ème édition de Trickster @ Montréal est de retour cet automne ! 

Notre programme de création, expression et valorisation destiné aux jeunes autochtones, revient à Montréal cet automne (plus d'informations à venir) ! 

Des jeunes autochtones de 8 à 17 ans vivant à Montréal vont pouvoir participer au projet et vivre une expérience valorisante au travers un processus créatif mêlant théâtre et contes et qui mène vers la création d’une pièce inspirée de contes traditionnels autochtones.

 


Jean Leclair © Exeko 

 

Ce projet en milieu urbain, adapté aux réalités des jeunes autochtones se tiendra à Montréal et proposera une dizaine d'ateliers combinant le théâtre, la scénographie, la création, le son et des activités culturelles !

Nous invitons toutes les familles intéressées à inscrire leurs enfants, à contacter Jani Greffe Bélanger, coordonatrice de l'événement. La participation au projet est gratuite mais les places sont limitées

 

Offre d'emploi - Chargé.e de projet Autochtone

PRÉSENTATION DE L’ORGANISME

Exeko est un organisme d’innovation sociale, basé à Montréal depuis 2006. Nous utilisons la créativité – l'art et la philosophie – pour l'inclusion sociale des personnes en situation ou à risque d’exclusion. Notre approche reconnaît avant tout le potentiel de chacun à réfléchir, analyser, agir, créer et être partie prenante de la société, quels que soient sa situation ou son parcours : nous présumons l’égalité des intelligences.

Nous utilisons une approche fondée sur la médiation intellectuelle et culturelle. Cette démarche consiste à créer des espaces égalitaires de réflexion collective à travers l’organisation d’ateliers critiques (analyse, philosophie), créatifs (arts visuels, sonores et numériques) ainsi que des sorties culturelles avec nos participants.

Dans chacune de nos actions, nous employons la médiation comme outil de transformation sociale. Cela permet d’agir positivement sur la société, individuellement et collectivement : émancipation intellectuelle, prévention de l'exclusion (itinérance, crime, suicide, toxicomanie), participation citoyenne et culturelle, inter-reconnaissance, renforcement identitaire, persévérance scolaire, etc

exeko.org
 

CONTEXTE

Les réalités entourant les populations autochtones en milieu urbain comme en communauté au Québec et au Canada sont parmi les enjeux prioritaires adressés par Exeko. C’est à ce titre que l’organisation a développé et déployé depuis 10 ans un ensemble de programmes et projets en milieu autochtone, soit plus 75 projets complétés dans 17 communautés majoritairement au Québec, 8 nations et plus de 3000 participant(e)s.

Notre organisation souhaite profondément renforcer la participation autochtone à son leadership, ses actions et sa gouvernance. C’est à ce titre que nous sommes actuellement à la recherche d’un ou une nouvel(le) chargé(e) des projets Autochtones, et que seules les candidatures Autochtones seront reçues.

 

DESCRIPTION DU POSTE

Le/la chargé(e) de projet Autochtone a pour mandat principal d’assurer le développement, la planification, le déploiement et le suivi des activités du pôle Autochtone, incluant le programme Trickster, ainsi qu’un ensemble de projets spéciaux associés à des partenariats et/ou aux programmes idAction ou encore Métissages Urbains.

Il/elle participe activement au développement et au positionnement stratégique du pôle ; il/elle planifie, coordonne et suit le déploiement de la programmation des projets ; plus généralement, il/elle participe activement aux efforts de financement, de communication et d’administration des activités.

 

 

Consultez la fiche de poste dans sa version complète en cliquant ici.

Date limite de soumission des candidatures : dimanche 14 août 2016.

Contact : rh@exeko.org

Appel de candidature autochtone au conseil d'administration

Les réalités entourant les populations autochtones en milieu urbain comme en communautés sont parmi les enjeux prioritaires adressés par Exeko. C’est à ce titre que l’organisation a développé et déployé depuis 10 ans un ensemble de programmes et projets culturellement adaptés et innovants en milieu autochtone, soit plus 75 projets complétés dans 17 communautés majoritairement au Québec, 8 nations et plus de 3000 participant(e)s.

Notre conseil d’administration, outre ses fonctions morale et légale, a pour principaux mandats et défis, de nourrir et statuer les orientations et choix stratégiques, développer la viabilité et les capacités financières et organisationnelles, ainsi que de développer le positionnement de l’organisme et d’en être ambassadeur.

Qui plus est, notre organisation souhaite profondément renforcer la participation autochtone à son leadership et sa gouvernance. C’est à ce titre que nous sommes actuellement à la recherche d’un ou une nouvel(le) administrateur(trice) autochtone voulant contribuer de façon significative à relever ces défis.

 

 

Date limite de soumission des candidatures début aout 2016.

Contactrh@exeko.org