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Une équipe de Trickster, composée de Bruno et Jani, est au Lac Simon depuis presque deux semaines, afin de rencontrer les jeunes de l’école Amik-Wiche et construire avec eux une présentation artistique basée sur un conte partagé par Virginia Dumont . Les jeunes artistes présenteront le tout ce mardi, à la salle communautaire, deux fois plutôt qu’une. 

Lac Simon ! Lac Simon ! Lac Simon ! Comment écrire un article comme les autres quand pour la quatrième fois en 3 ans tu m’accueilles encore avec autant de chaleur et de surprises ?

La magie ne fait que se multiplier à chaque fois et le projet devient de plus en plus petit prétexte de grandes rencontres. Il va s’en dire que je peux vous partager qu’une magnifique équipe de jeunes participants de 10 à 15 ans fourmillent autour du Trickster depuis deux semaines. L’énergie est au maximum, les déplacements se font en courant, les bras dans les airs et en criant de joie ou d’excitation. Aussi bien dire que nous sommes comblés et aussi un peu étourdis par tout ce dynamisme ! Par contre, ce n’est pas ce dont je veux vous parler cette fois-ci, parce que bien que les Trickster soient tous différents, le processus se ressemble et c’est souvent au-delà de cela qu’il y a des étincelles et du dépassement de soi.  

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de la famille Poucachiche.

Lors du premier Trickster, nous avions rencontré Kelvy, grand ado talentueux qui danse, dessine et fait de la musique traditionnelle. Il avait gravité autour du projet sans trop s’y accrocher les pieds. La deuxième année, nous l’avions croisé sans plus et avions eu la chance de travailler avec sa petite sœur Wabigoni, alias Waboos (lièvre en anicinabe), qui tenait le rôle principal du spectacle final. Une grande rencontre pour moi qui étais alors coordonnatrice. Cette petite pré-adolescente avait su lire en moi et sans que je m’en aperçoive nous avions créé un lien particulier qui me suit encore. Sa fascination pour mon aisance corporelle malgré mon « belly », comme elle me disait, mon odeur d’huiles essentielles et mes cheveux gris ont été étrangement le déclencheur de notre relation. Elle pointait ce que j’aurais pu qualifier de mes défauts et pourtant ça me donnait que plus de motivation pour les assumer afin d’émaner une nouvelle énergie féminine dans son univers. Merci Wabigoni !

 

Wabigoni aliasWaboos (c) Exeko

 

Au mois de mai dernier, Alessia et moi sommes allées passer quelques jours au Lac Simon pour faire un partage de pratique avec des intervenants du centre de santé. En passant, devant la maison de Waboos, j’ai eu droit à un « MMmm, tu sens pareil comme la dernière fois » Je vous jure, même si mon travail consiste à être à l’écoute des autres et centrer mes énergies sur leur potentiel, ces moments sont précieux et je mentirais si je disais qu’il n’y a pas une parcelle d’égoïsme dans ma pratique qui repose sur ce désir de créer des liens significatifs avec des êtres humains que je n’aurais pu rencontrer sans cela.

J’ai deux payes, celle qui rentre dans mon compte de banque et celle qui rentre dans mon cœur.

Il y a une semaine nous ouvrions la porte de la Maison de la Famille où nous avons la chance d’être logés durant notre séjour. En me retournant, j’aperçois Waboos qui se lance vers moi pour me dire un :  « Oh my god ! Je vais pleurer ». En silence, je retiens un « Oh my god ! Moi aussi ! » Le lendemain, je rencontre Layla, sa petite sœur, une autre petite souris d’affection, qui me fait encore plus tomber sous le charme de cette magnifique famille. Comble d’éléments positifs, Kelvy, le grand frère, se joindra cette fois-ci au projet, mais comme intervenant de communauté. 

 

Layla (c) Exeko

 

C’est avec joie que je le vois se joindre au Trisckter et que j’apprends qu’il a décidé de venir chercher de l’emploi par lui-même à l’école, afin d’arrêter d’avoir recours à l’aide sociale. Une décision personnelle et une démarche louable pour un jeune de 18 ans, selon moi. Je suis impressionnée par son courage et sa détermination. En plus d’animer des activités au primaire, il participe au Trickster et fera parti au printemps du Camp de leadership des Premières Nations, organisé par le Club des petits déjeuner, en tant qu’assistant animateur, après avoir reçu la formation en animation.

Encore une fois, la famille Poucachiche me fait sourire et confirme que, malgré mes inquiétudes, mon sentiment d’imposteur, mes peurs et, j’ose dire, parfois mes préjugés bien ancrés, être un Trickster, c’est avant tout se laisser la chance de faire de grandes rencontres aux petits sommets de l’enfance et adolescence.

exeko.org/trickster 

 

 

Le programme Trickster est soutenu par
le Ministère de la Culture et des Communications du Québec
et la Fondation Québec Jeunes.

Photo: © Maud Bousquet pour Exeko

Par Caroline Foujanet

 

“J’écris, moi non plus : parait que les fleurs poussent en hiver", comme une page de titre…

 

Voilà, nous y sommes...

après avoir imaginé plusieurs semaines durant, la texture de la couverture,

après avoir pensé la matière de ce qu’elle abritera et dévoilera le moment venu,

nous ouvrons ce cycle d’écriture, au doux et mystérieux nom.

 

Mardi dernier, 12 janvier 2016 : premier atelier d’une longue série, l’atmosphère conviviale et inventive a donné la teinte aux pages liminaires.

 

Tournons quelques pages, curieux de découvrir l’avant-propos.
A l’origine : l’envie de 3 partenaires, de faire pousser des fleurs dans les coeurs,  chacun y allant de son composant :

Il nous faut du terreau , comme terre végétale d’édition cultivant la poésie : Les éditions de la Tournure;

Ajoutons le  fertilisant, comme un engrais d’innovation social : Exeko et son accélérateur naturel inclusif qu’est  la médiation intellectuelle;

Veillons aussi à ce que ce que ce végétal s’épanouisse, en lui offrant un  tuteur, sorte d’armature éditoriale pour l’élévation de la plante,  Possibles éditions apportera son savoir faire artisanal dans la fabrication du livre.

 

Nous avions les substances essentielles, restait à trouver l’incubateur.

Quel serait le lieu au potentiel fécond pour  l’éclosion des fleurs ?

C’est avec naturel, que nos instincts nous ont conduit vers la Grande Bibliothèque. Et c’est avec un vrai plaisir que la collaboration a pris racine.

 

La création littéflorale est amorcée !

12 séances vont donner le corps au texte.  

 

Puis, c’est aussi quelques ramifications fortifiantes pour le Projet Biblio-libre d’Exeko, et quelques forces supplémentaires pour les lecteurs des 12 micro-bibliothèques implantées dans les refuges et centres de jour de Montréal.

 

Autant de coeurs joueurs de mots, faisons pousser nos idées !

Le joli mois de mai, verra éclore une création de caractère.

 

Les ateliers d'écriture "J’écris, moi non plus : parait que les fleurs poussent en hiver" s'inscrivent dans le cadre du projet Biblio-libre. Ce projet bénéficie du soutien financier du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.

Photo: © James Galwey, Marie-Pierre Gadoua et Alexandra Pronovost pour Exeko

By James Galwey, mediator 

James, who began as volunteer before becoming a mediator at Exeko, speaks today about the idAction project at Northern Quebec Module.

Every year, Inuit of all ages fly down to Montreal for medical treatments not available in Nunavik. Usually accompanied by a family member, they are lodged at the Northern Quebec Module (NQM), an Inuit welcome centre housed in a downtown YMCA. Some of the Inuit are comfortable in Montreal, they know the city and enjoy it but for others, it is a source of stress. For periods varying from one week to several months, they have to deal with their illness in a large, unknown city, far from home and their community. They patiently wait their ticket back to the great outdoors up north: the sea, rivers, mountains and tundra... hunting, fishing, and their beloved ‘country food’, the muktuk or artic char.

At the beginning of 2015, Exeko started to hold cultural mediation workshops at the YMCA. The objectives of the workshops were to promote a space for reflection, discussion, creativity and positive socialization among Inuit participants, around the theme of a home away from home in Montreal. The residents have a lot of free time between the hospital visits so what is there to do? Do they feel welcome in Montreal? Is there anything they would like to see in the city? 

Thus, every Tuesday evening from 7.00PM to 10.00PM, two Exeko mediators and an NQM member, made a home in one of the YMCA rooms. We would set up the tables and chairs, get out the paints, crayons, modeling clay, maps and sewing kits, put on some Inuit music and go look for participants.

 

 

One of the major hurdles was the fact every week new people would arrive and others would leave so the workshops could not benefit from familiarity; it was difficult to build upon the workshop from the previous week. One week we would have lots of eager participants and the next week, they had returned to Nunavik. The challenge therefore was to find new participants every week, and to put on workshops for people that knew nothing of what happened the previous week.

It should be noted that the YMCA also houses PRAIDA, an organization that helps recently arrived refugees. It is their first port of call before taking an apartment in the city, looking for work and making a new life. Whenever possible, we would try for a cultural mix and integrate some of the refugees in our workshops.  Many of the refugees spoke no French and very little English but gathered around the table, they would interact with the Inuit participants and talk about different ways to sew, war in their country of origin, the cold (this is Quebec, after all), musical traditions and food. The workshops always seemed to run much better when refugees joined the group.  

One of the first things we became aware of was that many Inuit did not feel particularly welcome in Montreal. The city does not have a glowing reputation; there exists a certain amount of wariness about coming south. The Inuit miss their tightknit communities, the food, and the landscape. It does not help that although the NQM workers are receptive and warm, the YMCA building is not: similar to a hospital, it is made up of long corridors, beige paint schemes, locked doors and closed rooms. It was decided to sew a number of colourful, inclusive welcome banners for the entrance hall; have participants stitch words of welcome and pictures onto a large piece of cloth and hang them up for people to see. This was something that could be an ongoing project, allowing people to make something that could be easily added upon by future participants. 

 

 

Many Inuit women are very good at sewing, as many still make their own clothes, so it was felt this type of activity would have an appeal. The idea would also feed perfectly into the Exeko mission of intellectual mediation.  It is a relaxing moment where people get together in a circle around a group project, chat and exchange ideas. As the months passed and the banner took shape, recently arrived Inuit participants working on the cloth would notice a previous message or drawing and recognise its author. 

Looking with amusement at the stitch work of one of the female mediators, an elderly Inuit woman joked that with sewing skills like that she would never find a husband. 

At the same time as one of the mediators managed the room, the other would show documentaries in the nearby TV and Internet room, reserved exclusively for the Inuit. Usually, people simply watch the usual television programming but we screened NFB films shot in the Far North and held discussions about them afterwards. Is the portrayal of their culture accurate? Has their lifestyle changed since the film was made? The NFB began to take an interest in the Canadian artic during the very first years of its existence. As early as the 1940s, film crews were sent to capture images of the Inuit people. More than two hundred films were produced but sadly, many Inuit have not seen these films. It was joy to watch the films with them. There was always someone in the room who would know one of the faces in the film. On a more personal note, I believe the participants were quite proud at seeing themselves and their culture portrayed on film.

 

 

During the summer months, the mediators would take tables outside, in front of the YMCA building and set them up with crayons, paints and pads of paper. Many Inuit at the YMCA hang around outside and smoke so we thought it would be a good idea to join them. And maybe get to talk to some Inuit men. For the most part it was women and children who would come to our workshops. Men would poke their head inside, see the women and children, and then leave. Outside, however, while smoking a cigarette, it was easier to mingle and discussions were easier to come by – especially with the teenagers. I learnt about life in the North, living conditions, hunting expeditions, what it means to be a teenage boy in Nunavik, video games, the social challenges facing people up North, films, and food. Another positive point was that Inuit people living in the Montreal (and who are not allowed into the YMCA) would drop by to see friends outside. Their presence would often make conversations between the mediators and the recently arrived Inuit participants easier as the Montreal Inuit were on friendly terms with the mediators.  

Exeko would also organize trips outside of the YMCA. Participants were taken ice fishing on the St-Laurent and Inuit art exhibitions at the museum. The second to last outing took place at the Museum of Fine Arts. We took thirten people, including a recently arrived Kurdish family of five, to see Inuit throat singers performing with an Iranian drummer around ceramic works made of Nunavik clay. It was a true meeting of cultures, the perfect social mix. 

 

 

 

All in all, the workshops were an extremely positive experience and the mediators learned a lot about Inuit culture.
For a majority of Inuit, the only people they meet outside of their community when travelling south are the NQM and hospital personnel.  They stay then go, and rarely do they mix with the general Montreal population. As we quickly understood, the Inuit are slightly wary the city and and us, the Qallunaat (Inuit word for white people) and our strange Western ways. But whatever else the Exeko workshops may, or may not have achieved, I can honestly say that they allowed for a real connection with the visiting Inuit and complemented the excellent work of the NQM. Hopefully, memories and images of our interactions will remain and when the participants do back to Nunavik, they will have a few favourable things to say about their stay. There is so much misunderstanding between the cultures but from small seeds, big trees grow and maybe, just maybe, word will spread that not everything in the south is necessarily bad.

 

 

The most surprising and significant aspect of our workshops in terms of social mixing was that whenever the refugees did participate, the Inuit would assume a different role. Their demeanour changed; they were more talkative, curious, and they would pose questions (something they rarely did when talking to the mediators) and tell the refugees about this country and how best to survive its winters (this is Quebec, after all!) They became the official welcoming committee; they were welcoming the refugees to their country. As one of the Inuit workshop participant’s remarked: it seems only fitting that the first people with whom the refugees come into contact are the first inhabitants of this land, the Inuit.

 

Le projet idAction @Module du Nord Québécois est soutenu par l'Arrondissement de Ville-Marie.

Photo: Gaetan Nerincx

By Jeff Roy and Marie-Pierre Gadoua

 

Last summer, Exeko had the opportunity to hold a series of literature workshops at the PAQ Native shelter of Montreal. We decided to organise writing sessions, during which we would explore different ways of expressing ourselves and of developing our creativity with words. 

In the first workshop, we warmed up with automatic writing, a method inspired by the surrealist movement in arts, literature and poetry. The idea was to write down every thought coming up in our minds, without any control, censorship, or restraint. Although it might seem easy to do, it was not. This exercise made us realise that we are very much conditioned by different forms of discipline when we write: discipline about the content, the syntax, punctuation, etc. 

With automatic writing we let it all go; we set our minds and pencils free. After the exercise, we compared our creations with each other, and we could see how our thoughts flow differently, and we realised that they also transform differently into words. For many of us, this was an opportunity to free ourselves from the constraints that are self-imposed and that sometimes impede our process of creation. 

“Abcdefghijklmnopqrstuvwxyz. Several suspicious snakes slowly slithered southwards. Several suspicious silver scaled snakes slowly slithered southwards. The leather feather withered in the rainy weather. Several suspicious silver scaled snakes slowly slithered southwards.  The ground made a profound sound all around. The ground made a profound sound all around. The ground made a profound sound all around.” (Jeff Roy, playing with words during the automatic writing session)

 

For the second workshop, we did the exact opposite: we worked with the constraint of texts already written by others. Using newspapers from all over the world, we cut down words and segments to create new ones (see photos). Again, each participant created very different kinds of texts: humoristic, serious, dramatic, scary, political, poetic… Each participant’s personality and mood of the moment was tangible in the creations. 
 

     

We also worked with a political text describing Aldous Huxley’s dystopic view of society (from the novel Brave New World), and we decided to re-write it in our own words. Some of us were so uncomfortable with the content of the text that we decided to invert its meaning, in a way to create our ideal view of society (changing the dyspotia into an utopia). Others took the difficult task to hold on to the original content and give it a personal literal twist. 

“In order to prevent a rebellion, intimidation must be avoided. Allow the masses a certain amount of enticing liberties, which can only be considered as privileges. Restrict individual desire towards progression of both biological and intellectual tendencies. A multitude of remedial distractions interloped with limited access for procuring sustainable stability, simultaneously establishing a steadily growing gap between classes. Ridicule and emphasize specific profitable concepts within all forms of public media.  Indirectly persuade people to reject notions of any form of self-conscious awareness through comical media. Emphasizing on playful or lethargic tendencies. Inebriation must be reinforced within the fully developed domain, while suppressing any notion against the current social norm. When encountering any individual who may have developed a tolerance, immunity to most forms of persuasion, just simply offer wealth and a position of power.” (Jeff Roy, re-phrasing a philosophical text inspired by Huxley’s dystopia)

 

In our third workshop we wrote fiction stories, with narrative outlines and characters. We had to pick randomly three characters: one protagonist, one helper and one opponent. We also picked one physical and one psychological characteristic for each. Then we wrote a story, which had to happen in a specific place and time, with an initial situation, a trigger event, the rising action, a climax and a resolution. There were Native characters, non-Natives, animals, natural elements, stories from the past, in the future, brave and weak people... and most of all, there was the pleasure of creating stories and telling them to the other participants. 

“While trodding through a dense forest, a young traveller unexpectedly stumbled upon an unusual clearing. The trees were hewn and discarded along the perimeter’s far side. The sun’s rays were scorching the old anthropologist’s back, with what felt as pure fury, while surveying the newly excavating site. Apparently, he presumed, there was evidence of an old gathering place, which was rumoured by some of the local Mohawk tribes. The anthropologist’s tall stature resembled his mentality, stern and impatient. Simultaneously, where the freshly discarded hewn trees laid, a Mohawk fur trader perched himself on a log while the excavation proceeded.” (Excerpt from Jeff Roy’s fiction text)

 

We also tested these different writing techniques at the Montreal Museum of Fine Arts, in the Inuit art gallery and with the paintings of Cree artist Kent Monkman. We practised our automatic writing, triggered by the visual observation of Inuit sculptures. This gave us a mixed sense of freedom (through the very act of automatic writing) and of constraint (the writing had to stem from our visual perception of the sculptures). Facing other forms of art, notably Monkman’s paintings, we wrote stories, narratives about the images we were looking at. These exercises were probably the hardest of all, because in front of such powerful works of art, our eyes didn’t want to stick to our papers and pencils: we just wanted to admire these masterpieces and talk about them. But instead, we disciplined ourselves, and wrote our thoughts about them. It was a way to honour the artists and their works, and to transform our perception of their art into a different form of creative expression, a written one.

“Je vois un morse en souliers modernes. Je vois aussi un peuple qui évolue au fil du temps.” 

“Le joueur de tambour qui voit la musique à travers les esprits, qui partage les traditions d’avant, pour le futur, l’avenir.” (Christine Vachon) 
 

 

Writing workshop at the PAQ Native Shelter of Montreal are part of the projet Libre-library.

Les ateliers d'écriture du PAQ (Projets Autochtones du Québec) s'inscrivent dans le cadre du projet Biblio-libre. Ce projet bénéficie du soutien financier du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.

Pages


Ce soir-là, notre caravane philosophique a peu roulé. Nous étions pourtant en mai, les belles soirées commençaient à poindre le bout de leur nez,...

Autrice: Jani Greffe-Belanger

Cela faisait longtemps que les équipes Trickster n’avaient pas mis le nez dehors en période estival, voyageant...
Et elle roule, et elle roule... Elle n'en finit pas de rouler cette Van. L'infatigable qu'ils devraient l'appeler, l'indomptable, l'inépuisable, l'...

Photo de couverture : © Exeko

L’été arrive et avec lui, son lot de créations collectives urbaines. Cette saison, elles sont au nombre de 7. 7 ...
  • « Je ne suis que la courroie de transmission, je ne fais que retranscrire ce que les gens m'ont donné dans la rue. »

    Stéphane Dionne, artiste co-créateur pour métissage urbain

  • « Faire confiance et donner aux jeunes autochtones marginalisés le pouvoir de se faire comprendre et entendre…  »

    Nadia Duguay, directrice du projet

  • « On y apprend, entre autres que même si nous ne sommes qu'une infinitésimale partie de la planète, nous ne sommes pas insignifiants, on peut faire quelque chose, on peut comprendre quel peut y être notre rôle. »

    Participant en milieu carcéral

  • « Les discussions sur les sujets amenés durant les ateliers sont positives et intéressantes, l’animateur réussit à ouvrir des débats, à allumer les esprits sur des sujets importants. »

    Johanne Cooper, directrice générale, La Maison Tangente

  • « Les ateliers idAction m'ont permis de me voir autrement de celle que j'aurais du être. Et je vais le devenir.  »

    Sophie Poucachiche, participante

  • « Tel un arbre, à chaque fois que quelqu'un apprend et transmet quelque chose, y en a un autre en arrière qui va grandir »

    Jimmy, participant

  • « On a besoin de tout le monde; si on a juste des ingénieurs et des architectes, on va manger quoi? Des plans et des schémas?" »

    Tony, participant idAction

  • « Y'en a qui ont la soif du pouvoir, ben moi c'est la soif du savoir »

    Jo, participant idAction

  • « C'est un excellent programme qui permet aux enfants de connaître leurs traditions et d'accroître leurs interactions avec les aînés dans la communauté. »

    Erika Eagle, Assistante en développement social, Grandir Ensemble Waswanipi

  • « Notre objectif : Tisser des liens solides avec les communautés, travailler main dans la main, apporter notre pierre à l'édifice, et transmettre le plus que nous pouvons, en espérant que, dans l'avenir, notre programme n'ait plus sa raison d'être. »

    François-Xavier Michaux, directeur du programme

  • « On a appris à affronter nos peurs. »

    Cynthia, participante Trickster

  • « La formule ; des ateliers quasi « intensifs », pour arriver à un résultat concret en seulement 2 semaines. Une réussite dont les élèves se rappelleront toute leur vie! »

    Marie-Ève Gagnon, professeure d’Art, à propos de Trickster

  • « Collaborer avec l’équipe de Exeko a clairement amélioré la portée de nos projets. Par leur vision de la mixité et de la médiation culturelle, Exeko s’est démarqué dans leur façon de faire valoir l’intégration des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. »

    Nadia Bastien, directrice générale AMDI

  • « Ça fait longtemps que j’ai pas été dans un évènement qui m’ai apporté autant de bonheur. »

    Un visiteur, D'un oeil différent 2013

  • « Quelle belle exposition ! Ça nous a fait rêver un peu ! J’ai appris que y’a beaucoup de personnes qui peuvent faire des œuvres magnifiques, différentes, ça nous a fait rêver »

    Un visiteur, D'un oeil différent 2013

  • « Comment te sens tu quand tu vois ta toile accrochée à un mur? Bien en dedans, c'est le fun »

    Dan, exposant à D'un oeil différent 2013

  • « Pourquoi t'aime ça peindre? J'aime ça Parce que personne peut m'enlever ça dans la tête. »

    Diane, exposante à D'un oeil différent 2013

  • « Son but? Développer le raisonnement, la pensée critique, la logique, et augmenter la participation citoyenne de ces groupes marginalisés. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir

  • « Les gens ne pensent pas à me donner des livres alors que j'aime tellement lire! »

    Elie, participante

  • « Je m'aperçois qu'il y a beaucoup de personnes qui travaillent à faire changer les choses et les attitudes, cela me donne un peu plus confiance dans l'avenir. »

    Participant en milieu carcéral

  • « Cet espace de savoir, nourrissant l’esprit et la créativité, ainsi que l’ouverture qu’offre idAction sont tout à votre honneur. »

    Louise Chabot, Présidente CSQ

  • « J'ai appris que 80% des richesses de la planète sont détenues et gaspillées par 20% de celles-ci, [...] qu'un rire est universel et qu'il met un baume sur les souffrances de quiconque, [...] qu'il y a des gens qui souffrent et que je peux à ma manière les aider. »

    Participant en milieu carcéral

  • « La caravane d’Exeko, qui distribue des livres, des cahiers et des crayons aux itinérants de Montréal, et plus particulièrement aux itinérants autochtones, sillonne les rues de Montréal, pour faire jaillir la participation culturelle de ces exclus de la société. Avec des résultats franchement étonnants. »

    Caroline Monpetit, Journaliste, Le Devoir

  • « Vous donnez le goût aux gens d'avoir des idées... »

    Participant, idAction Mobile

  • «  Pourquoi ne restez-vous pas ici pour toujours ? »

    Nathaniel, participant, Trickster

  • « Depuis que vous êtes là, les jeunes rient, et il y en a même qu’on n'avais jamais vu sourire qui sourient maintenant. »

    Directrice d'une école partenaire

  • « Es-tu un artiste? -Oui - Pourquoi? - Parce que j'aime »

    Gilles Grégoire, artiste, en réponse à notre médiatrice

  • « On a notre style, notre marque de commerce. On fait les choses différemment des autres. »

    Guillaume Lapierre, artiste exposant à D'un oeil différent 2013

  • « J’ai dessiné en t’écoutant, comme écouté de la musique. J’ai adoré. Je suis passée par beaucoup de stades, comme ton histoire. »

    Soufia Bensaïd à Edon Descollines, duo d'artistes Tandem Créatif 2013

  • « Exeko met en place des solutions créatives à différentes problématiques, donne une voix aux sans voix et de l'espoir aux plus démunis. »

    Bulletin des YMCA

  • « C'est terrible pour une société d'ignorer des gens avec un talent pareil! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses

  • « C'est terrible pour une société d'ignorer des gens avec un talent pareil ! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses

  • « L'art a l'avantage de permettre [de] parler [de déficience intellectuelle] en termes de capacité plutôt que de limitation. »

    Delphine Ragon, Directrice des programmes communautaires aux Compagnons de Montréal

  • « On voit [...]depuis quelques années plus de productions de grande qualité avec des personnes ayant une déficience intellectuelle qui sont des artistes à part entière. »

    Julie Laloire, Agente de sensibilisation à l'AMDI

  • « C'était un moment inoubliable : je suis tellement reconnaissant... »

    Larry, participant

  • « Merci de parler avec moi! Aujourd'hui je me sentais complètement seule, personne ne me parlait. »

    Eva, participante

  • « Nous sommes vraiment heureux de conjuguer nos actions à celles d'Exeko; nous avons ainsi l'assurance que la jeunesse autochtone en bénéficiera de façon significative. »

    Marie-Josée Coutu, Présidente de la Fondation Marcelle et Jean Coutu

  • « J'ai toujours été imprégnée du désir de justice sociale et je croyais ne pas avoir de préjugés...mais je dois dire que mon expérience chez Exeko a transformé ma vision des personnes en marge. »

    Muriel Kearney, bénévole depuis septembre 2015

  • « Je ne suis que la courroie de transmission, je ne fais que retranscrire ce que les gens m'ont donné dans la rue. »

    Stéphane Dionne, artiste co-créateur pour métissage urbain

  • « I don't know everything, but while reading it, it always bring me one step closer »

    A participant, idAction Mobile

  • « Pourquoi t'aime ça peindre? J'aime ça Parce que personne peut m'enlever ça dans la tête. »

    Diane, exposante à D'un oeil différent 2013

  • « Comment te sens tu quand tu vois ta toile accrochée à un mur? Bien en dedans, c'est le fun »

    Dan, exposant à D'un oeil différent 2013

  • « Quelle belle exposition ! Ça nous a fait rêver un peu ! J’ai appris que y’a beaucoup de personnes qui peuvent faire des œuvres magnifiques, différentes, ça nous a fait rêver »

    Un visiteur, D'un oeil différent 2013

  • « Ça fait longtemps que j’ai pas été dans un évènement qui m’ai apporté autant de bonheur. »

    Un visiteur, D'un oeil différent 2013

  • « Collaborer avec l’équipe de Exeko a clairement amélioré la portée de nos projets. Par leur vision de la mixité et de la médiation culturelle, Exeko s’est démarqué dans leur façon de faire valoir l’intégration des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. »

    Nadia Bastien, directrice générale AMDI

  • « La formule ; des ateliers quasi « intensifs », pour arriver à un résultat concret en seulement 2 semaines. Une réussite dont les élèves se rappelleront toute leur vie! »

    Marie-Ève Gagnon, professeure d’Art, à propos de Trickster

  • « On a appris à affronter nos peurs. »

    Cynthia, participante Trickster

  • « Notre objectif : Tisser des liens solides avec les communautés, travailler main dans la main, apporter notre pierre à l'édifice, et transmettre le plus que nous pouvons, en espérant que, dans l'avenir, notre programme n'ait plus sa raison d'être. »

    François-Xavier Michaux, directeur du programme

  • « C'est un excellent programme qui permet aux enfants de connaître leurs traditions et d'accroître leurs interactions avec les aînés dans la communauté. »

    Erika Eagle, Assistante en développement social, Grandir Ensemble Waswanipi

  • « Y'en a qui ont la soif du pouvoir, ben moi c'est la soif du savoir »

    Jo, participant idAction

  • « On a besoin de tout le monde; si on a juste des ingénieurs et des architectes, on va manger quoi? Des plans et des schémas?" »

    Tony, participant idAction

  • « Tel un arbre, à chaque fois que quelqu'un apprend et transmet quelque chose, y en a un autre en arrière qui va grandir »

    Jimmy, participant

  • « Les ateliers idAction m'ont permis de me voir autrement de celle que j'aurais du être. Et je vais le devenir.  »

    Sophie Poucachiche, participante

  • « Les discussions sur les sujets amenés durant les ateliers sont positives et intéressantes, l’animateur réussit à ouvrir des débats, à allumer les esprits sur des sujets importants. »

    Johanne Cooper, directrice générale, La Maison Tangente

  • « On y apprend, entre autres que même si nous ne sommes qu'une infinitésimale partie de la planète, nous ne sommes pas insignifiants, on peut faire quelque chose, on peut comprendre quel peut y être notre rôle. »

    Participant en milieu carcéral

  • « Faire confiance et donner aux jeunes autochtones marginalisés le pouvoir de se faire comprendre et entendre…  »

    Nadia Duguay, directrice du projet

  • « Son but? Développer le raisonnement, la pensée critique, la logique, et augmenter la participation citoyenne de ces groupes marginalisés. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir

  • « Les gens ne pensent pas à me donner des livres alors que j'aime tellement lire! »

    Elie, participante

  • « Merci de parler avec moi! Aujourd'hui je me sentais complètement seule, personne ne me parlait. »

    Eva, participante

  • « C'était un moment inoubliable : je suis tellement reconnaissant... »

    Larry, participant

  • « On voit [...]depuis quelques années plus de productions de grande qualité avec des personnes ayant une déficience intellectuelle qui sont des artistes à part entière. »

    Julie Laloire, Agente de sensibilisation à l'AMDI

  • « L'art a l'avantage de permettre [de] parler [de déficience intellectuelle] en termes de capacité plutôt que de limitation. »

    Delphine Ragon, Directrice des programmes communautaires aux Compagnons de Montréal

  • « C'est terrible pour une société d'ignorer des gens avec un talent pareil ! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses

  • « C'est terrible pour une société d'ignorer des gens avec un talent pareil! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses

  • « Exeko met en place des solutions créatives à différentes problématiques, donne une voix aux sans voix et de l'espoir aux plus démunis. »

    Bulletin des YMCA

  • « J’ai dessiné en t’écoutant, comme écouté de la musique. J’ai adoré. Je suis passée par beaucoup de stades, comme ton histoire. »

    Soufia Bensaïd à Edon Descollines, duo d'artistes Tandem Créatif 2013

  • « On a notre style, notre marque de commerce. On fait les choses différemment des autres. »

    Guillaume Lapierre, artiste exposant à D'un oeil différent 2013

  • « Es-tu un artiste? -Oui - Pourquoi? - Parce que j'aime »

    Gilles Grégoire, artiste, en réponse à notre médiatrice

  • « Depuis que vous êtes là, les jeunes rient, et il y en a même qu’on n'avais jamais vu sourire qui sourient maintenant. »

    Directrice d'une école partenaire

  • « Pourquoi ne restez-vous pas ici pour toujours ? »

    Nathaniel, participant, Trickster

  • « Vous donnez le goût aux gens d'avoir des idées... »

    Participant, idAction Mobile

  • « La caravane d’Exeko, qui distribue des livres, des cahiers et des crayons aux itinérants de Montréal, et plus particulièrement aux itinérants autochtones, sillonne les rues de Montréal, pour faire jaillir la participation culturelle de ces exclus de la société. Avec des résultats franchement étonnants. »

    Caroline Monpetit, Journaliste, Le Devoir

  • « J'ai appris que 80% des richesses de la planète sont détenues et gaspillées par 20% de celles-ci, [...] qu'un rire est universel et qu'il met un baume sur les souffrances de quiconque, [...] qu'il y a des gens qui souffrent et que je peux à ma manière les aider. »

    Participant en milieu carcéral

  • « Cet espace de savoir, nourrissant l’esprit et la créativité, ainsi que l’ouverture qu’offre idAction sont tout à votre honneur. »

    Louise Chabot, Présidente CSQ

  • « Je m'aperçois qu'il y a beaucoup de personnes qui travaillent à faire changer les choses et les attitudes, cela me donne un peu plus confiance dans l'avenir. »

    Participant en milieu carcéral