Faut-il passer par la rue pour rencontrer la rue ?

Par Camilla Forteza et Catherine Ménard-Jolin. Image d'en tête : Tom

Cette question semble paradoxale ou la réponse semble flagrante, elle nous apparaît aussi comme telle, mais au départ d’un projet «risqué» comme le nôtre, vous comprendrez que ce qui semble être une évidence ne l’était pas nécessairement. Comment avoir accès à la rue ? Malgré que ce soit un milieu urbain partagé par tous les citoyens, comment pouvons-nous nous approcher, apprivoiser la réalité de ceux qui y vivent.

Commençons par présenter ce dit projet: Sans Habit, dont le nom vous rappelle peut-être quelque chose puisqu’il a déjà traversé les nouvelles d’Exeko. Sans Habit est  un projet de performance artistique et d’inclusion sociale voulant réunir deux individus de milieux distincts, incluant une personne en situation d’itinérance.

Déjà là, les choses se corsent. Comment créer une rencontre avec ces citoyens dont la vie se vit presqu’au jour le jour, sinon parfois une heure à la fois. Comment prévoir, comment orienter, comment créer et comment, finalement, présenter tout cela ? Quelque chose de probablement réalisable, mais avec beaucoup de «mais»…



Camilla Forteza
L’idée est simple. Les deux personnes s’échangent leurs vêtements dans un wagon de métro, ils ont un impact sur les témoins, «pris en otage» par la performance. Ces derniers chez qui ce changement suscite nécessairement des questions. Par exemple, sur ce qui influence le regard que l’on porte sur autrui. L’idée est simple, soit, mais la mise en application en est d’un tout autre ordre.

Alors avec cette idée en poche, mais sans moyens concrets pour la réaliser, nous nous lançons. L’équipe d’Exeko entre en jeu pour nous poser les bonnes questions, nous ouvrir à une réalité que nous ne connaissons pas, bien que nous la côtoyons et y sommes sensibles. Financement, ateliers de médiation intellectuelle, prise de contact avec divers partenaires, nous traversons tranquillement, mais sûrement ces étapes. Mais ensuite, un organisme qui oeuvre avec ces gens, ce serait l’idéal non ? Des intervenants pour nous aider, palier à ce qui nous manque en connaissance pour réaliser un projet d’une telle envergure, un projet qui demande un «engagement» alors que disons-le, ce simple mot ne semble pratiquement pas envisageable pour le type de participants avec qui nous souhaitons travailler.

Puis, des efforts, des doutes, de la confiance, des réflexions et des remises en question, des solutions et des appels à qui voudrait bien embarquer dans notre bateau. Des réponses, mais pas positives. Nous avions beau essayer de penser et de prévoir le comment de ce projet, expliquer et vulgariser le pourquoi, les portes des organismes auxquelles nous cognions n’avaient pas les ressources humaines, matérielles, temporelles, financières pour nous ouvrir. À l’exception d’un seul. Un qui nous a fait confiance et a dit oui. Qui nous a laissé entrer et nous a invité à souper à sa table avec les jeunes qui fréquentent sa maison. Enfin, un espoir nous habitait, une possibilité, un vrai départ ! On se revoit dans trois semaines, nous ont-ils dit à la suite de notre deuxième visite.


Camilla Forteza

Trois semaines…L’infini.

Un univers de changements possibles pour ces jeunes pour qui la stabilité n’est pas un acquis et pour qui les objectifs se concentrent sur une période de courts et de moyens termes. On dira que trois semaines, c’est du court terme, mais pas pour tout le monde. Nous l’avons appris, nous nous en doutions, mais nous avons dû faire face alors à un avortement du projet avec cette maison si accueillante qui nous avait tendu la main.

«Eh bien c’en est fini.», nous sommes-nous dit. Pas de Sans Habit, n’ayez crainte ! Après presqu’un an de démarches et de processus pour réaliser ce projet auquel nous croyons toujours aussi fort, nous nous décidons de faire cavalier seul. De prendre le bagage que nous ont apporté ces rencontres, ces contacts, ces discussions de part et d’autres, ces conseils de gens expérimentés, de gens passionnés, de gens ordinaires aussi et de prendre la route du terrain. De la rue. Un pour tous et tous pour un.


Catherine Ménard-Jolin

Cela veut dire revoir notre plan de match et changer notre angle de départ. Trouver des créateurs prêts à parier sur «l’essai-erreur». Prêts à essayer sans réussir. Prêts à s’embarquer pour embarquer ceux que nous connaissons pas, ceux que nous rencontrerons, qui pourraient trouver dans cette proposition de performance un moyen de s’exprimer eux-aussi. Recommencer par la base: notre envie de réaliser ce projet, l’envie d’un échange et du partage de cet échange l’’envie de poser des questions et d’en découvrir les nombreuses réponses. En misant sur le rapport humain, en respectant la spontanéité, l’inconstance et le milieu de vie de ceux que nous inclurons dans ce projet.


Camilla Forteza

Enfin, la question qui nous vient maintenant: «Faut-il passer par le rue pour entrer en contact avec les gens de la rue ?» Ensuite viennent inévitablement le comment ? le quand ? le qui ?

C’est donc en se retroussant les manches, en s’attelant de discussions franches et de confiance, avec à nos côtés une équipe composée de six autres personnes extraordinaires, que nous tenterons l’expérience directe de la rue pour la création des performances Sans Habit, le 16 octobre prochain. Nous serons également présents à l’occasion de La Nuit des sans-abri, à Montréal le 21 octobre suivant.

Suivez-nous via la page Facebook Sans Habit… Et si vous passez à la Nuit des sans abri toute à l’faceheure, ouvrez l’oeil. Au plaisir d’avoir vos rétroactions et de pouvoir échanger avec vous.

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Sans Habit est un projet dans le cadre des Bourses Art, philo et communautés, le premier cycle de bourses Exeko pour projets sociaux innovant en partenariat avec la CSQ, l'Esplanade, le pôle IDEOS de HEC Montréal et Rise Kombucha.

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idAction Mobile : la rue n’est pas un espace impersonnel

Par Noémie Maignien

Photo de couverture: Mikael Theimer

Il y a quelques jours, j’étais en sortie avec la van d’idAction Mobile, la fameuse caravane philosophique d’Exeko qui se promène dans les rues à la rencontre des personnes en situation d’itinérance, mais pas que, et dont l’objectif est de créer des temps d’échanges spontanés entre tous les usagers de la rue - quel qu’en soit l’usage -,  et de les inviter à la réflexion et à la créativité.


La van lors d'une sortie idAction Mobile (photo : Mikael Theimer)

Les premières fois que j’ai accompagné les médiateurs et médiatrices dans la van, j’étais pleine de curiosité et d’appréhension : venant du milieu de la médiation culturelle, j’ai été amenée à m’adresser à une diversité de personnes, enfants, adultes, francophones, étrangers, des amateurs de musées, des personnes qui n’y ont jamais mis les pieds, des mécènes, des personnes en sortie avec des organismes communautaires, etc. J’ai toujours valorisé les moments de partage où chacun va mettre des mots et échanger sur son émotion ou son interprétation d’une oeuvre, et où collectivement, médiateur et public ensemble, nous construisons un savoir qui n’est pas académique mais composé de nos découvertes et connaissances personnelles, un apprentissage qui souvent nous marque parce qu’expérientiel.

Mais j’avais plutôt l’habitude de travailler dans un cadre institutionnel, entre les murs d’un musée. Et là, pas de murs, pas de toit, pas vraiment de support (dans le sens où l’objectif n’est pas de transmettre des connaissances précises sur des oeuvres exposées), seulement la rue.

Les sorties idAction Mobile se font en compagnie d’un médiateur et de bénévoles, et souvent les supports pour engager la réflexion et à la créativité sont les livres et le matériel créatif que nous proposons. J’étais donc outillée et accompagnée, mais pas certaine de comment m’adresser aux personnes que j’allais rencontrer, et surtout, quels allaient être mes repères dans cet espace protéiforme, mouvant et non-familier qu’est la rue.


L'intérieur de la van (photo : Mikael Theimer)

Dans la rue, espace social mais pas forcément de sociabilité, espace impersonnel, souvent de passage, j’ai été surprise de voir comme on tendait à recréer des murs virtuels : des murs intérieurs, entre les gens qui se sentent différents, sont embarrassés les uns des autres, s’ignorent et s’excluent. Des murs extérieurs, aussi, en recréant des espaces, dédiés, fonctionnels, voire intimes. Pour certains, la rue n’est pas un espace de passage, mais un espace où rester, où vivre, et qui parfois tentent de le rendre moins impersonnel.

Par exemple, à la rencontre d’un groupe de personnes sur une place, probablement en situation d'itinérance, on avait été accueilli(e)s poliment, mais avec un peu d’impatience, comme si l’on dérangeait. La médiatrice m’avait alors dit : “Je les comprends, moi non plus ça me plairait pas d’être dérangée constamment et par n’importe qui dans mon salon, même si cette personne vient avec de bonnes intentions.”

Une participante autochtone rencontrée dans la rue il y a quelques mois, m’a dessiné la maison de ses aïeux, dans sa communauté natale. Je lui ai dessiné la maison en pierre dans laquelle j’ai grandi en France.

On m’a dit un jour que l’espace avec les tables de pique-nique du square Viger avait été baptisé la “cuisine” par les personnes vivant dans le parc.


Suzanne Doucet durant Espace de Rêve (photo : Dorothée De Collasson)

À l’hiver dernier, Exeko exposait les créations de participants de refuges représentant en maquettes poétiques de leur chez-soi idéal, dans le cadre de la résidence artistique Espace de rêve. J’étais surprise de voir autant de leurs projets où l’espace intérieur et extérieur se mélangeaient.

Cet été, une autre résidence dans le cadre de Métissages Urbains menée par Marie-Claude De Souza, a recensé auprès de personnes en situation d’exclusion ou non, les petits noms donnés familièrement aux lieux-dits, lieux que l’on fréquente régulièrement, et que l’on s’approprie en les rebaptisant. Ultimement, Marie-Claude réalisera une carte poétique, à la fois singulière et commune, de ces lieux renommés. Pour plus d'informations je vous conseille de faire un tour sur le site internet du projet : topoesie.com.

Autant d’exemples qui questionnent la façon de penser, projeter ou représenter un espace familier, voire intime, un chez soi. Qui mettent en lumière la porosité entre l’espace public et l’espace privé. Qui soulignent parfois le privilège que peut être la vie privée. Qui invitent à prendre soin des espaces publics.

 

Ce projet est rendu possible en partie grâce au soutien de l'Oeuvre Léger. Merci à eux !

 

 

Joie, fierté et habiletés: retour sur les impacts du projet Improvisation libre

par Annick Davignon et Joëlle Sarrailh

Après plusieurs semaine d'ateliers à l'école secondaire d'Anjou, Annick Davignon et Joëlle Sarrailh, récipiendaires de la bourse Exeko Arts, philo et communatés avec le soutien de la CSQ, nous partagent l'avancée de leur projet Improvisation libre.

Lorsque nous avons lancé l’idée de faire des ateliers d’improvisation avec des jeunes avec trouble du spectre autistique (TSA), nous avions peu de références à savoir quels impacts ce projet aurait sur les participants. Serions-nous capables, à travers des jeux et des exercices tirés de la pratique de l’improvisation théâtrale, d’avoir un impact sur l’inclusion sociale ?

Maintenant que nos six ateliers à l’École secondaire d’Anjou sont complétés et que nous avons eu l’occasion de refléter sur nos apprentissages, voici quelques pistes sur les impacts du projet Improvisation libre.

Des nouveaux outils pour les professeurs et les éducateurs spécialisés

Lorsque nous sommes arrivées la première fois dans le local de théâtre, l’ouverture et la confiance s’entremêlaient avec l’hésitation et la crainte des professeurs. Les élèves allaient-ils plonger avec nous ? Les exercices les amèneraient-ils trop en dehors de leur zone de confort ? Est-ce que tous les élèves pourraient suivre les instructions ?

C’était la première fois que des intervenants externes comme nous venaient proposer des jeux d’improvisation à leurs élèves. Les participants font partie d’un parcours scolaire spécialisé (Formation au travail professionnel) qui les amènent à faire des stages en plus du curriculum général. Le programme est dense et laisse parfois peu de place à la créativité. Les habiletés, tels que la socialisation, l’expression des émotions et la communication, se font…principalement dans une classe assis sur une chaise ! Après avoir animé deux ateliers complets avec trois groupes différents, les professeurs et intervenants sont unanimes : des ateliers d’improvisation sont très positifs pour les élèves avec TSA !

Notre projet a permis de leur proposer des nouveaux outils, plus créatifs et expérientiels, pour des habiletés clés qui aideront les jeunes dans leur vie personnelle et professionnelle. Notre approche, celle de l’improvisation appliquée, leur a permis de constater que nous ne cherchons pas à faire des jeunes des grands comédiens de la Ligue nationale d’improvisation. Il s’agit plutôt d’utiliser la posture, les exercices et les jeux d’improvisation pour amener les jeunes à être plus flexibles, plus confiants et plus ouverts au monde. Tous les jeux proposés pourraient facilement être utilisés par les professeurs dans leurs cours et dans une activité spéciale. À la surprise de tous, nous n’avons pas eu à adapter les jeux d’improvisation pour qu’ils fonctionnent dans un contexte TSA.

Des nouvelles habiletés pour les jeunes

La participation des jeunes aux jeux d’improvisation proposés a été remarquable. En plus de la fierté, du plaisir et de la joie ressentis par les participants, le projet a eu un impact bien tangible sur deux habiletés clés : l’expression des émotions et les habiletés sociales.

Comme le relate l’une des stagiaires en éducation spécialisée présente à l’un des nos ateliers:

Les activités étaient simples, mais leur permettait d’apprendre à se connaître et à pratiquer certaines habiletés sociales. De plus, des élèves qui sont timides à l’habitude en classes se sont avérés être très participatifs et enjoués. Certains jeunes ont mêmes dévoilé que cette activité les avaient aidés à être moins gênés et à travailler leur gestion des émotions. J’ai été impressionné de voir les élèves se livrer autant au jeu. Certains ont même fait de grandes confidences sur leurs émotions et leurs difficultés personnelles.

En effet, notre approche à l’improvisation inclut des moments de “debrief” où nous nous servons de ce qui a émergé durant les jeux (émotions, dynamiques, etc.) comme prétexte à la discussion. Un des élèves nous a nommé à la fin de l’atelier qu’il vit au quotidien avec de la colère et que les jeux proposés lui avait permis de mieux gérer sa colère et de se libérer de quelque chose de lourd à l’intérieur. La joie pour les jeunes d’être dans un espace de liberté pour se développer et s’affirmer était un bel impact réel.

 

L’importance de suivre son intuition

Au final, le succès d’Improvisation libre nous a montré la force de l’intuition. Nous sommes partis tout simplement d’une idée et nous avons plongé, et ce, malgré les doutes. Huit mois après notre première rencontre marquante avec les jeunes, nous pouvons confirmer qu’il y a véritablement un potentiel entre l’improvisation et les personnes ayant un TSA. La suite du projet est en cours. Un site internet est en construction en plus d’un partenariat qui se développe avec l’organisme Spectrum Production et d’autres organismes qui font des projets semblables au Canada et aux États-Unis. 

Si je dois frapper un mur, au moins je l’aurai frappé pour savoir quel est son épaisseur, sa hauteur et sa largeur. Ensuite je pourrai trouver des stratégies pour aller de l’autre côté. 

 - Extrait de notre journal de bord écrit avant le début des ateliers - Annick Davignon

 

Improvisation Libre est un projet dans le cadre des Bourses Art, philo et communautés, le premier cycle de bourses Exeko pour projets sociaux innovant en partenariat avec la CSQl'Esplanadele pôle IDEOS de HEC Montréal et Rise Kombucha.

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La sexualité: un sujet peu abordé

Par Nikita.

Je m’appelle Nikita, je suis en secondaire et à l’école je remarque souvent que les discussions qu’on fait en classe (qui sont rares!) ne sont pas très bons. Il y a souvent 2­ à 4 élèves avec une opinion ferme (et négative) sur le sujet, tandis que les autres se taisent tous. Peut-­être si on avait des ateliers qui ont pour but de changer notre façon d’en parler, ces discussions ­là s’amélioreraient. Je pense que, après ma sémaine comme stagiaire à Exeko, c’est possible. Merci beaucoup!

Qu’est-­ce que la sexualité?

Selon l’Encyclopédie Larousse, c’est « l’ensemble des phénomènes sexuels ou liés au sexe, que l'on peut observer dans le monde vivant. » Ce n’est donc pas juste de la biologie, il y a aussi des aspects psychologiques.

À l’école, on parle rarement de la sexualité. On a des cours de science et on apprend des choses sur la reproduction, mais on n’apprend pas grand chose sur le côté psychologique. Oui, bien sûr, nous, les élèves, on en “parle”, mais c’est souvent des jokes entre amis ou quelque chose comme ça. La plupart d'entre nous n’en parle pas normalement ni sincèrement, pas à l’école, pas avec nos parents, pas avec nos amis.

“Mais, vous parlez de la puberté en classe, n’est­-ce pas? La sexualité fait partie de cette discussion, non?” Oui. Par contre, c’est plutôt scientifique. C’est du genre: vous allez grandir, la voix mue, les caractéres sexuels secondaires apparaissent, etc. Côté psychologique, il y a le désir pour l’autonomie et l’attraction sexuelle... mais on ne fait pas vraiment de discussion sur ça.

Pourquoi?

Pourtant, cela fait partie de notre identité, quelque chose qui a beaucoup d’importance pour les adolescents.

Voici quelques hypothèses: (Croyez ce que vous voulez croire.)

1. C’est difficile d’en parler aux adolescents. (À cause des jokes ou car ils n’aiment pas ça, peut­-être.)

2. Ce n’est pas un sujet assez important.

3. Les élèves sont trop jeunes. (Ça depend sur comment vous abordez le sujet.)

4. Personne ne veut faire un atelier sur ça.

5. On a peur qu’il y aura une réponse très négative aux discussions et aux ateliers (ex: au lieu de collaborer, les élèves sont très contre ça.)

La liste continue. Quelle que soit la raison exacte, je pense que ça vaut la peine d’aborder ce sujet parfois pour que les jeunes ne se sentent pas anormaux ou genés s’ils ont envie d’en discuter dans l’avenir. En effet, si le sujet n’était pas si peu abordé, je pense que tout le monde serait plus confortable et plus ouvert avec leur sexualité. Je pense aussi qu’il y aurait moins de préjugés envers les gens qui sont LGBTQ+. Au moins, c’est ça que j’espère.

La question qu’on se pose maintenant est: “Comment peut-­on rendre ce genre de conversation normale?”

Ce n’est peut­-être pas aussi facile que de tout simplement dire aux gens partout dans le monde de parler de la sexualité pour aucune raison.

Donc, il faut faire une liste de raisons!

1. Plus nous en parlons, plus les gens vont sentir plus à l’aise avec ça.

2. C’est bon d’être à l’aise avec qui tu es!

3. Le sujet devient moins mystérieux.

4. Les gens seront plus capables d’accepter quelqu’un avec un orientation sexuelle différent que les siens.

5. Il y aura moins de préjugés basés sur la sexualité.

6. Etc.

Maintenant qu’on a des bonnes raisons, on peut encourager les gens à parler. On pourrait faire ça de plusieurs façons. Des ateliers, des activités, des posters, des oeuvres d’art, la liste continue. Ça pourrait se faire à l’école, dans les rues, partout, jusqu’à rendre chez nous.

La chose la plus importante, c’est de le faire normalement.

Ce que je veux dire, c’est que si on en parle comme si c’est ***TOP SECRET*** ou comme si c’est un joke, les gens n’ont pas le goût d’aborder le sujet. C’est peut­-être difficile, mais c’est bien d’essayer d’en parler comme si ce n’est rien de spécial, juste un simple discussion entre amis ou un petit atelier informatif en classe.

Pages

Photo d'en-tête : Chloé Charbonnier
Nous tenons à remercier le gouvernement du Canada qui, via le Ministère du Patrimoine canadien et les programmes...

Présentation​ ​de​ ​l’organisme

Exeko est un organisme d’innovation sociale basé à Montréal depuis 2006. Nous utilisons la créativité...

Ce soir-là, notre caravane philosophique a peu roulé. Nous étions pourtant en mai, les belles soirées commençaient à poindre le bout de leur nez,...

Autrice: Jani Greffe-Belanger

Cela faisait longtemps que les équipes Trickster n’avaient pas mis le nez dehors en période estival, voyageant...
  • « Je ne suis que la courroie de transmission, je ne fais que retranscrire ce que les gens m'ont donné dans la rue. »

    Stéphane Dionne, artiste co-créateur pour métissage urbain

  • « Faire confiance et donner aux jeunes autochtones marginalisés le pouvoir de se faire comprendre et entendre…  »

    Nadia Duguay, directrice du projet

  • « On y apprend, entre autres que même si nous ne sommes qu'une infinitésimale partie de la planète, nous ne sommes pas insignifiants, on peut faire quelque chose, on peut comprendre quel peut y être notre rôle. »

    Participant en milieu carcéral

  • « Les discussions sur les sujets amenés durant les ateliers sont positives et intéressantes, l’animateur réussit à ouvrir des débats, à allumer les esprits sur des sujets importants. »

    Johanne Cooper, directrice générale, La Maison Tangente

  • « Les ateliers idAction m'ont permis de me voir autrement de celle que j'aurais du être. Et je vais le devenir.  »

    Sophie Poucachiche, participante

  • « Tel un arbre, à chaque fois que quelqu'un apprend et transmet quelque chose, y en a un autre en arrière qui va grandir »

    Jimmy, participant

  • « On a besoin de tout le monde; si on a juste des ingénieurs et des architectes, on va manger quoi? Des plans et des schémas?" »

    Tony, participant idAction

  • « Y'en a qui ont la soif du pouvoir, ben moi c'est la soif du savoir »

    Jo, participant idAction

  • « C'est un excellent programme qui permet aux enfants de connaître leurs traditions et d'accroître leurs interactions avec les aînés dans la communauté. »

    Erika Eagle, Assistante en développement social, Grandir Ensemble Waswanipi

  • « Notre objectif : Tisser des liens solides avec les communautés, travailler main dans la main, apporter notre pierre à l'édifice, et transmettre le plus que nous pouvons, en espérant que, dans l'avenir, notre programme n'ait plus sa raison d'être. »

    François-Xavier Michaux, directeur du programme

  • « On a appris à affronter nos peurs. »

    Cynthia, participante Trickster

  • « La formule ; des ateliers quasi « intensifs », pour arriver à un résultat concret en seulement 2 semaines. Une réussite dont les élèves se rappelleront toute leur vie! »

    Marie-Ève Gagnon, professeure d’Art, à propos de Trickster

  • « Collaborer avec l’équipe de Exeko a clairement amélioré la portée de nos projets. Par leur vision de la mixité et de la médiation culturelle, Exeko s’est démarqué dans leur façon de faire valoir l’intégration des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. »

    Nadia Bastien, directrice générale AMDI

  • « Ça fait longtemps que j’ai pas été dans un évènement qui m’ai apporté autant de bonheur. »

    Un visiteur, D'un oeil différent 2013

  • « Quelle belle exposition ! Ça nous a fait rêver un peu ! J’ai appris que y’a beaucoup de personnes qui peuvent faire des œuvres magnifiques, différentes, ça nous a fait rêver »

    Un visiteur, D'un oeil différent 2013

  • « Comment te sens tu quand tu vois ta toile accrochée à un mur? Bien en dedans, c'est le fun »

    Dan, exposant à D'un oeil différent 2013

  • « Pourquoi t'aime ça peindre? J'aime ça Parce que personne peut m'enlever ça dans la tête. »

    Diane, exposante à D'un oeil différent 2013

  • « Son but? Développer le raisonnement, la pensée critique, la logique, et augmenter la participation citoyenne de ces groupes marginalisés. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir

  • « Les gens ne pensent pas à me donner des livres alors que j'aime tellement lire! »

    Elie, participante

  • « Je m'aperçois qu'il y a beaucoup de personnes qui travaillent à faire changer les choses et les attitudes, cela me donne un peu plus confiance dans l'avenir. »

    Participant en milieu carcéral

  • « Cet espace de savoir, nourrissant l’esprit et la créativité, ainsi que l’ouverture qu’offre idAction sont tout à votre honneur. »

    Louise Chabot, Présidente CSQ

  • « J'ai appris que 80% des richesses de la planète sont détenues et gaspillées par 20% de celles-ci, [...] qu'un rire est universel et qu'il met un baume sur les souffrances de quiconque, [...] qu'il y a des gens qui souffrent et que je peux à ma manière les aider. »

    Participant en milieu carcéral

  • « La caravane d’Exeko, qui distribue des livres, des cahiers et des crayons aux itinérants de Montréal, et plus particulièrement aux itinérants autochtones, sillonne les rues de Montréal, pour faire jaillir la participation culturelle de ces exclus de la société. Avec des résultats franchement étonnants. »

    Caroline Monpetit, Journaliste, Le Devoir

  • « Vous donnez le goût aux gens d'avoir des idées... »

    Participant, idAction Mobile

  • «  Pourquoi ne restez-vous pas ici pour toujours ? »

    Nathaniel, participant, Trickster

  • « Depuis que vous êtes là, les jeunes rient, et il y en a même qu’on n'avais jamais vu sourire qui sourient maintenant. »

    Directrice d'une école partenaire

  • « Es-tu un artiste? -Oui - Pourquoi? - Parce que j'aime »

    Gilles Grégoire, artiste, en réponse à notre médiatrice

  • « On a notre style, notre marque de commerce. On fait les choses différemment des autres. »

    Guillaume Lapierre, artiste exposant à D'un oeil différent 2013

  • « J’ai dessiné en t’écoutant, comme écouté de la musique. J’ai adoré. Je suis passée par beaucoup de stades, comme ton histoire. »

    Soufia Bensaïd à Edon Descollines, duo d'artistes Tandem Créatif 2013

  • « Exeko met en place des solutions créatives à différentes problématiques, donne une voix aux sans voix et de l'espoir aux plus démunis. »

    Bulletin des YMCA

  • « C'est terrible pour une société d'ignorer des gens avec un talent pareil! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses

  • « C'est terrible pour une société d'ignorer des gens avec un talent pareil ! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses

  • « L'art a l'avantage de permettre [de] parler [de déficience intellectuelle] en termes de capacité plutôt que de limitation. »

    Delphine Ragon, Directrice des programmes communautaires aux Compagnons de Montréal

  • « On voit [...]depuis quelques années plus de productions de grande qualité avec des personnes ayant une déficience intellectuelle qui sont des artistes à part entière. »

    Julie Laloire, Agente de sensibilisation à l'AMDI

  • « C'était un moment inoubliable : je suis tellement reconnaissant... »

    Larry, participant

  • « Merci de parler avec moi! Aujourd'hui je me sentais complètement seule, personne ne me parlait. »

    Eva, participante

  • « Nous sommes vraiment heureux de conjuguer nos actions à celles d'Exeko; nous avons ainsi l'assurance que la jeunesse autochtone en bénéficiera de façon significative. »

    Marie-Josée Coutu, Présidente de la Fondation Marcelle et Jean Coutu

  • « J'ai toujours été imprégnée du désir de justice sociale et je croyais ne pas avoir de préjugés...mais je dois dire que mon expérience chez Exeko a transformé ma vision des personnes en marge. »

    Muriel Kearney, bénévole depuis septembre 2015

  • « Je ne suis que la courroie de transmission, je ne fais que retranscrire ce que les gens m'ont donné dans la rue. »

    Stéphane Dionne, artiste co-créateur pour métissage urbain

  • « I don't know everything, but while reading it, it always bring me one step closer »

    A participant, idAction Mobile

  • « Pourquoi t'aime ça peindre? J'aime ça Parce que personne peut m'enlever ça dans la tête. »

    Diane, exposante à D'un oeil différent 2013

  • « Comment te sens tu quand tu vois ta toile accrochée à un mur? Bien en dedans, c'est le fun »

    Dan, exposant à D'un oeil différent 2013

  • « Quelle belle exposition ! Ça nous a fait rêver un peu ! J’ai appris que y’a beaucoup de personnes qui peuvent faire des œuvres magnifiques, différentes, ça nous a fait rêver »

    Un visiteur, D'un oeil différent 2013

  • « Ça fait longtemps que j’ai pas été dans un évènement qui m’ai apporté autant de bonheur. »

    Un visiteur, D'un oeil différent 2013

  • « Collaborer avec l’équipe de Exeko a clairement amélioré la portée de nos projets. Par leur vision de la mixité et de la médiation culturelle, Exeko s’est démarqué dans leur façon de faire valoir l’intégration des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. »

    Nadia Bastien, directrice générale AMDI

  • « La formule ; des ateliers quasi « intensifs », pour arriver à un résultat concret en seulement 2 semaines. Une réussite dont les élèves se rappelleront toute leur vie! »

    Marie-Ève Gagnon, professeure d’Art, à propos de Trickster

  • « On a appris à affronter nos peurs. »

    Cynthia, participante Trickster

  • « Notre objectif : Tisser des liens solides avec les communautés, travailler main dans la main, apporter notre pierre à l'édifice, et transmettre le plus que nous pouvons, en espérant que, dans l'avenir, notre programme n'ait plus sa raison d'être. »

    François-Xavier Michaux, directeur du programme

  • « C'est un excellent programme qui permet aux enfants de connaître leurs traditions et d'accroître leurs interactions avec les aînés dans la communauté. »

    Erika Eagle, Assistante en développement social, Grandir Ensemble Waswanipi

  • « Y'en a qui ont la soif du pouvoir, ben moi c'est la soif du savoir »

    Jo, participant idAction

  • « On a besoin de tout le monde; si on a juste des ingénieurs et des architectes, on va manger quoi? Des plans et des schémas?" »

    Tony, participant idAction

  • « Tel un arbre, à chaque fois que quelqu'un apprend et transmet quelque chose, y en a un autre en arrière qui va grandir »

    Jimmy, participant

  • « Les ateliers idAction m'ont permis de me voir autrement de celle que j'aurais du être. Et je vais le devenir.  »

    Sophie Poucachiche, participante

  • « Les discussions sur les sujets amenés durant les ateliers sont positives et intéressantes, l’animateur réussit à ouvrir des débats, à allumer les esprits sur des sujets importants. »

    Johanne Cooper, directrice générale, La Maison Tangente

  • « On y apprend, entre autres que même si nous ne sommes qu'une infinitésimale partie de la planète, nous ne sommes pas insignifiants, on peut faire quelque chose, on peut comprendre quel peut y être notre rôle. »

    Participant en milieu carcéral

  • « Faire confiance et donner aux jeunes autochtones marginalisés le pouvoir de se faire comprendre et entendre…  »

    Nadia Duguay, directrice du projet

  • « Son but? Développer le raisonnement, la pensée critique, la logique, et augmenter la participation citoyenne de ces groupes marginalisés. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir

  • « Les gens ne pensent pas à me donner des livres alors que j'aime tellement lire! »

    Elie, participante

  • « Merci de parler avec moi! Aujourd'hui je me sentais complètement seule, personne ne me parlait. »

    Eva, participante

  • « C'était un moment inoubliable : je suis tellement reconnaissant... »

    Larry, participant

  • « On voit [...]depuis quelques années plus de productions de grande qualité avec des personnes ayant une déficience intellectuelle qui sont des artistes à part entière. »

    Julie Laloire, Agente de sensibilisation à l'AMDI

  • « L'art a l'avantage de permettre [de] parler [de déficience intellectuelle] en termes de capacité plutôt que de limitation. »

    Delphine Ragon, Directrice des programmes communautaires aux Compagnons de Montréal

  • « C'est terrible pour une société d'ignorer des gens avec un talent pareil ! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses

  • « C'est terrible pour une société d'ignorer des gens avec un talent pareil! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses

  • « Exeko met en place des solutions créatives à différentes problématiques, donne une voix aux sans voix et de l'espoir aux plus démunis. »

    Bulletin des YMCA

  • « J’ai dessiné en t’écoutant, comme écouté de la musique. J’ai adoré. Je suis passée par beaucoup de stades, comme ton histoire. »

    Soufia Bensaïd à Edon Descollines, duo d'artistes Tandem Créatif 2013

  • « On a notre style, notre marque de commerce. On fait les choses différemment des autres. »

    Guillaume Lapierre, artiste exposant à D'un oeil différent 2013

  • « Es-tu un artiste? -Oui - Pourquoi? - Parce que j'aime »

    Gilles Grégoire, artiste, en réponse à notre médiatrice

  • « Depuis que vous êtes là, les jeunes rient, et il y en a même qu’on n'avais jamais vu sourire qui sourient maintenant. »

    Directrice d'une école partenaire

  • « Pourquoi ne restez-vous pas ici pour toujours ? »

    Nathaniel, participant, Trickster

  • « Vous donnez le goût aux gens d'avoir des idées... »

    Participant, idAction Mobile

  • « La caravane d’Exeko, qui distribue des livres, des cahiers et des crayons aux itinérants de Montréal, et plus particulièrement aux itinérants autochtones, sillonne les rues de Montréal, pour faire jaillir la participation culturelle de ces exclus de la société. Avec des résultats franchement étonnants. »

    Caroline Monpetit, Journaliste, Le Devoir

  • « J'ai appris que 80% des richesses de la planète sont détenues et gaspillées par 20% de celles-ci, [...] qu'un rire est universel et qu'il met un baume sur les souffrances de quiconque, [...] qu'il y a des gens qui souffrent et que je peux à ma manière les aider. »

    Participant en milieu carcéral

  • « Cet espace de savoir, nourrissant l’esprit et la créativité, ainsi que l’ouverture qu’offre idAction sont tout à votre honneur. »

    Louise Chabot, Présidente CSQ

  • « Je m'aperçois qu'il y a beaucoup de personnes qui travaillent à faire changer les choses et les attitudes, cela me donne un peu plus confiance dans l'avenir. »

    Participant en milieu carcéral