Montréal, une ville douce-amère

Texte : Camille Laurent
Image d'en-tête : Mikaël Theimer pour Exeko

Soir de novembre, le froid nous transperce déjà les os. Ce soir pas de réunion entre ami.e.s dans un de ces chaleureux bars de micro montréalais. Ni de concert endiablé au rythme de la vibe montréalaise bien connue. Ce soir pas de match des Canadiens à regarder chez soi bien au chaud. Ni de plats gourmets à savourer au comptoir d’un restau délectable.

Ce soir en fait, c’est une tout autre ville qui s’étend sous mes pieds. Une ville dans la ville, l’alter ego plus sombre du point de mire des hipsters, des étudiants français en mal du pays, des jeunes ambitieux aux rêves de start-up, des voyageurs et voyageuses aguerri.e.s et de la coolitude. Une ville aux facettes nombreuses et contradictoires, aux reflets à la fois éclatants et sinistres, comme un joyau qu’on aurait poncé à moitié, et qui font d’elle un lieu parfois difficile d’accès, hermétique et complexe. Ce soir en fait, je me rends compte que ma ville, celle que j’habite et qui m’accueille, celle où j’évolue, m’épanouis et grandis, cette ville-là est bien différente de cette Montréal. Ce soir, les quartiers étudiants et trendy s’enveloppent d’une chape brumeuse qui n’a rien de l’apparat de mon monde, où les rues commerçantes n’offrent leurs devantures chatoyantes qu’aux privilégié.e.s, où l’American Dream de rigueur résonne comme une vaste bullshit à l’oreille de certain.e.s.

(c) Youssef Shoufan pour Exeko

Ce soir, on roule dans la Van d’idAction, avec Andréann et James, pour aller à la rencontre des itinérant.e.s et leur redonner du baume à l’âme, à grand coup de livres, gratuitement distribués et de Kombucha, généreusement dispensé. Autres visages, mêmes lieux. Baladé.e.s aux quatre vents, on serre des mains, on garoche des sourires à tout va, on avance d’un pas guilleret. L’idée c’est d’échanger, donner du réconfort mais sans s’apitoyer, épauler, puis apprendre. D’eux et elles. Nous, on arrive avec nos livres, nos savoirs, notre éducation, nos a priori et nos idées bien pensantes. Eux et elles nous regardent avec envie, parfois mêlée d’un rire moqueur et d’amertume. Certain.e.s viennent vers nous et nous blaguent, d’autres nous regardent avec défiance et fuient nos approches, d’autres encore nous provoquent, et d’autres nous aiment déjà. Tou.te.s ont eu une vie comme nous, avant. Tou.te.s ont aimé, travaillé, étudié. La plupart sont brillant.e.s, cultivés, et parents.

En une nuit, j’ai rencontré une poignée de gens marquant.e.s et atypiques qui ont vécu cent vies. D’abord il y a eu la gang de la rue Sainte-Catherine, des anglophones, qui nous font une fête quand nous arrivons. Leurs sourires se déploient sous l’objectif magique du vieux Leïka de James, notre médiateur qui rend hommage aux itinérant.e.s qu’on rencontre en immortalisant leurs moments. Avec force accolades et boissons chaudes, on se repasse les bons moments avec eux en regardant les clichés de James, précieusement répertoriés dans un antique album photos intitulé LE Bible. Les confidences vont bon train. Puis on repart, déjà un peu tristes de les quitter. Plus loin, dans la bouche du métro qui fourmille, S. voit défiler sous ses yeux, à longueur de temps, des gens indifférent.e.s et pressé.e.s. Arborant un sourire éclatant, il nous raconte quelques anecdotes de la journée. Un peu plus loin, un de ses acolytes, plus timide, se tient seul. Mais c’est sans compter sur l’habileté de James et la douceur d’Andréann… très vite, il se détend. Une dernière rencontre et non des moindres, c’est celle d’un itinérant au caractère rebelle bien trempé. Il affiche un style urbain-chic très soigné et assez original, dont ses multiples bagues rocky et sa barbe bien fournie en sont la preuve. Sous ses airs faussement revêches, il nous niaise, Andréann et moi, et conclut par cette phrase mémorable, appuyée d’un regard tendre et coquin, « après tout, je n’ai que 63 ans, j’ai toute la vie devant moi. ». Ça donne envie d’aller de l’avant, non?

(c) Audrey-Lise Mallet pour Exeko

 

Ce projet est rendu possible en partie grâce au soutien de la Ville de Montréal. Merci à eux !

Montréal, une ville douce-amère

Texte : Camille Laurent
Image d'en-tête : Mikaël Theimer pour Exeko

Soir de novembre, le froid nous transperce déjà les os. Ce soir pas de réunion entre ami.e.s dans un de ces chaleureux bars de micro montréalais. Ni de concert endiablé au rythme de la vibe montréalaise bien connue. Ce soir pas de match des Canadiens à regarder chez soi bien au chaud. Ni de plats gourmets à savourer au comptoir d’un restau délectable.

Ce soir en fait, c’est une tout autre ville qui s’étend sous mes pieds. Une ville dans la ville, l’alter ego plus sombre du point de mire des hipsters, des étudiants français en mal du pays, des jeunes ambitieux aux rêves de start-up, des voyageurs et voyageuses aguerri.e.s et de la coolitude. Une ville aux facettes nombreuses et contradictoires, aux reflets à la fois éclatants et sinistres, comme un joyau qu’on aurait poncé à moitié, et qui font d’elle un lieu parfois difficile d’accès, hermétique et complexe. Ce soir en fait, je me rends compte que ma ville, celle que j’habite et qui m’accueille, celle où j’évolue, m’épanouis et grandis, cette ville-là est bien différente de cette Montréal. Ce soir, les quartiers étudiants et trendy s’enveloppent d’une chape brumeuse qui n’a rien de l’apparat de mon monde, où les rues commerçantes n’offrent leurs devantures chatoyantes qu’aux privilégié.e.s, où l’American Dream de rigueur résonne comme une vaste bullshit à l’oreille de certain.e.s.

(c) Youssef Shoufan pour Exeko

Ce soir, on roule dans la Van d’idAction, avec Andréann et James, pour aller à la rencontre des itinérant.e.s et leur redonner du baume à l’âme, à grand coup de livres, gratuitement distribués et de Kombucha, généreusement dispensé. Autres visages, mêmes lieux. Baladé.e.s aux quatre vents, on serre des mains, on garoche des sourires à tout va, on avance d’un pas guilleret. L’idée c’est d’échanger, donner du réconfort mais sans s’apitoyer, épauler, puis apprendre. D’eux et elles. Nous, on arrive avec nos livres, nos savoirs, notre éducation, nos a priori et nos idées bien pensantes. Eux et elles nous regardent avec envie, parfois mêlée d’un rire moqueur et d’amertume. Certain.e.s viennent vers nous et nous blaguent, d’autres nous regardent avec défiance et fuient nos approches, d’autres encore nous provoquent, et d’autres nous aiment déjà. Tou.te.s ont eu une vie comme nous, avant. Tou.te.s ont aimé, travaillé, étudié. La plupart sont brillant.e.s, cultivés, et parents.

En une nuit, j’ai rencontré une poignée de gens marquant.e.s et atypiques qui ont vécu cent vies. D’abord il y a eu la gang de la rue Sainte-Catherine, des anglophones, qui nous font une fête quand nous arrivons. Leurs sourires se déploient sous l’objectif magique du vieux Leïka de James, notre médiateur qui rend hommage aux itinérant.e.s qu’on rencontre en immortalisant leurs moments. Avec force accolades et boissons chaudes, on se repasse les bons moments avec eux en regardant les clichés de James, précieusement répertoriés dans un antique album photos intitulé LE Bible. Les confidences vont bon train. Puis on repart, déjà un peu tristes de les quitter. Plus loin, dans la bouche du métro qui fourmille, S. voit défiler sous ses yeux, à longueur de temps, des gens indifférent.e.s et pressé.e.s. Arborant un sourire éclatant, il nous raconte quelques anecdotes de la journée. Un peu plus loin, un de ses acolytes, plus timide, se tient seul. Mais c’est sans compter sur l’habileté de James et la douceur d’Andréann… très vite, il se détend. Une dernière rencontre et non des moindres, c’est celle d’un itinérant au caractère rebelle bien trempé. Il affiche un style urbain-chic très soigné et assez original, dont ses multiples bagues rocky et sa barbe bien fournie en sont la preuve. Sous ses airs faussement revêches, il nous niaise, Andréann et moi, et conclut par cette phrase mémorable, appuyée d’un regard tendre et coquin, « après tout, je n’ai que 63 ans, j’ai toute la vie devant moi. ». Ça donne envie d’aller de l’avant, non?

(c) Audrey-Lise Mallet pour Exeko

 

Ce projet est rendu possible en partie grâce au soutien de la Ville de Montréal. Merci à eux !

Montréal, une ville douce-amère

Texte : Camille Laurent
Image d'en-tête : Mikaël Theimer pour Exeko

Soir de novembre, le froid nous transperce déjà les os. Ce soir pas de réunion entre ami.e.s dans un de ces chaleureux bars de micro montréalais. Ni de concert endiablé au rythme de la vibe montréalaise bien connue. Ce soir pas de match des Canadiens à regarder chez soi bien au chaud. Ni de plats gourmets à savourer au comptoir d’un restau délectable.

Ce soir en fait, c’est une tout autre ville qui s’étend sous mes pieds. Une ville dans la ville, l’alter ego plus sombre du point de mire des hipsters, des étudiants français en mal du pays, des jeunes ambitieux aux rêves de start-up, des voyageurs et voyageuses aguerri.e.s et de la coolitude. Une ville aux facettes nombreuses et contradictoires, aux reflets à la fois éclatants et sinistres, comme un joyau qu’on aurait poncé à moitié, et qui font d’elle un lieu parfois difficile d’accès, hermétique et complexe. Ce soir en fait, je me rends compte que ma ville, celle que j’habite et qui m’accueille, celle où j’évolue, m’épanouis et grandis, cette ville-là est bien différente de cette Montréal. Ce soir, les quartiers étudiants et trendy s’enveloppent d’une chape brumeuse qui n’a rien de l’apparat de mon monde, où les rues commerçantes n’offrent leurs devantures chatoyantes qu’aux privilégié.e.s, où l’American Dream de rigueur résonne comme une vaste bullshit à l’oreille de certain.e.s.

(c) Youssef Shoufan pour Exeko

Ce soir, on roule dans la Van d’idAction, avec Andréann et James, pour aller à la rencontre des itinérant.e.s et leur redonner du baume à l’âme, à grand coup de livres, gratuitement distribués et de Kombucha, généreusement dispensé. Autres visages, mêmes lieux. Baladé.e.s aux quatre vents, on serre des mains, on garoche des sourires à tout va, on avance d’un pas guilleret. L’idée c’est d’échanger, donner du réconfort mais sans s’apitoyer, épauler, puis apprendre. D’eux et elles. Nous, on arrive avec nos livres, nos savoirs, notre éducation, nos a priori et nos idées bien pensantes. Eux et elles nous regardent avec envie, parfois mêlée d’un rire moqueur et d’amertume. Certain.e.s viennent vers nous et nous blaguent, d’autres nous regardent avec défiance et fuient nos approches, d’autres encore nous provoquent, et d’autres nous aiment déjà. Tou.te.s ont eu une vie comme nous, avant. Tou.te.s ont aimé, travaillé, étudié. La plupart sont brillant.e.s, cultivés, et parents.

En une nuit, j’ai rencontré une poignée de gens marquant.e.s et atypiques qui ont vécu cent vies. D’abord il y a eu la gang de la rue Sainte-Catherine, des anglophones, qui nous font une fête quand nous arrivons. Leurs sourires se déploient sous l’objectif magique du vieux Leïka de James, notre médiateur qui rend hommage aux itinérant.e.s qu’on rencontre en immortalisant leurs moments. Avec force accolades et boissons chaudes, on se repasse les bons moments avec eux en regardant les clichés de James, précieusement répertoriés dans un antique album photos intitulé LE Bible. Les confidences vont bon train. Puis on repart, déjà un peu tristes de les quitter. Plus loin, dans la bouche du métro qui fourmille, S. voit défiler sous ses yeux, à longueur de temps, des gens indifférent.e.s et pressé.e.s. Arborant un sourire éclatant, il nous raconte quelques anecdotes de la journée. Un peu plus loin, un de ses acolytes, plus timide, se tient seul. Mais c’est sans compter sur l’habileté de James et la douceur d’Andréann… très vite, il se détend. Une dernière rencontre et non des moindres, c’est celle d’un itinérant au caractère rebelle bien trempé. Il affiche un style urbain-chic très soigné et assez original, dont ses multiples bagues rocky et sa barbe bien fournie en sont la preuve. Sous ses airs faussement revêches, il nous niaise, Andréann et moi, et conclut par cette phrase mémorable, appuyée d’un regard tendre et coquin, « après tout, je n’ai que 63 ans, j’ai toute la vie devant moi. ». Ça donne envie d’aller de l’avant, non?

(c) Audrey-Lise Mallet pour Exeko

 

Ce projet est rendu possible en partie grâce au soutien de la Ville de Montréal. Merci à eux !

Le Ministère du Patrimoine canadien soutient Exeko

Photo d'en-tête : Chloé Charbonnier

Nous tenons à remercier le gouvernement du Canada qui, via le Ministère du Patrimoine canadien et les programmes « Les jeunes s’engagent » et « Initiatives des langues autochtones », apporte son soutien à notre mission Exeko.

Grâce au programme « Les jeunes s’engagent », qui vise à renforcer le sentiment d’appartenance des jeunes au Canada par le biais de l’engagement, nous avons d’ores et déjà pu développer en 2017 deux projets en communautés autochtones, à Opitciwan et Mingan. Cela a permis de rejoindre une vingtaine de participant.e.s et de développer plusieurs ateliers leur permettant de s’émanciper intellectuellement et d’être sensibilisé à la participation citoyenne. De plus, ce soutien nous a permis de rejoindre les jeunes de Boulot Vers, une entreprise d’insertion dans la société et sur le marché du travail de personnes agê.e.s de 16 à 25 ans. Des ateliers de médiation intellectuelle autour des sophismes et de l’égalité ont été réalisés avec eux et elles.

Par le biais du programme « Initiatives des langues autochtones », ce sont cinq projets en communautés autochtones qui vont être réalisés d’ici à la fin de l’année 2018, dans le but de permettre à chaque participant.e de se réapproprier sa langue et de la revitaliser dans les communautés rejointes.

C'est donc un grand merci que nous leur adressons pour leur soutien!

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Texte : Camille Laurent

Image d'en-tête : Mikaël Theimer pour Exeko

Soir de novembre, le froid nous transperce déjà les os. Ce soir pas de...
Photo d'en-tête : Chloé Charbonnier
Nous tenons à remercier le gouvernement du Canada qui, via le Ministère du Patrimoine canadien et les programmes...

Présentation​ ​de​ ​l’organisme

Exeko est un organisme d’innovation sociale basé à Montréal depuis 2006. Nous utilisons la créativité...

Ce soir-là, notre caravane philosophique a peu roulé. Nous étions pourtant en mai, les belles soirées commençaient à poindre le bout de leur nez,...
  • « By engaging with people on a deep level, we see Exeko reinvigorating individual spirit to rebuild society in a new way. Exeko's work is not about small projects, but about achieving full social inclusion at a systemic level. [...] we believe that Exeko will reach a level of systemic impact with Quebec, Canada and the world within 5-10 years. »

    Elisha Muskat, Executive Director, Ashoka Canada

  • « Its goal? To develop reasoning, critical thinking, logic, and increase citizen participation of these marginalized groups. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir (free translation)

  • «  I write my thoughts in my head, not on paper, and my thought is not lost. »

    Participant @PACQ

  • « Why use paper when it is as beautiful as this? »

    One of the co-creator for Métissage Urbain

  • « I Have my own identity ! »

    Putulik, Inuit participant, Métissage Urbain

  • « It is terrible for a society to ignore people with such talent! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses about ART and ID projects

  • « Art has the advantage to make people talk about abilities rather than limitations, when confronted with an intellectual disability.  »

    Delphine Ragon, Community Programs Manager, Les Compagnons de Montréal

  • « Over the past few years, we have been seeing more and more high quality productions by people with an intellectual disability who truly are artists.  »

    Julie Laloire @AMDI

  • « Exeko implements creative solutions to several problematic, gives a voice to those we don't hear and hope to the underprivileged. »

    Bulletin des YMCA

  • « Its goal? To develop reasoning, critical thinking, logic, and increase citizen participation of these marginalized groups. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir (free translation)

  • « ...empowering the children, and giving them confidence »

    APTN National News

  • « It’s a great program for children to learn about their traditions and to increase their interaction with Elders in the community. »

    Erika Eagle, Social Development Assistant with Waswanipi Brighter Future

  • « We are not higher, we are not lower, we are equal. »

    Simeoni, participant idAction Mobile

  • « Receving is good, but giving is better »

    Participant idAction@Kanesatake

  • « They're both people. We're not looking enough after people with problems, and mostly with mental health issues. Then we would have more people able to work. »

    Participant, idAction@Accueil Bonneau

  • « What better way to strengthen intergenerational ties? [...] A meeting between peers, a place for expression, learning and recovery »

    Chantal Potvin, reporter at Innuvelle

  • «  I don't know everything, but while reading it, it always bring me one step closer »

    A participant, idAction Mobile

  • «  By engaging with people on a deep level, we see Exeko reinvigorating individual spirit to rebuild society in a new way. Exeko's work is not about small projects, but about achieving full social inclusion at a systemic level. [...] we believe that Exeko will reach a level of systemic impact with Quebec, Canada and the world within 5-10 years. »

    Elisha Muskat, Executive Director, Ashoka Canada

  • «  ...empowering the children, and giving them confidence »

    APTN National News

  • «  I was completely alone today, thanks for talking to me »

    Elie, participant @idAction Mobile

  • «  They're both people. We're not looking enough after people with problems, and mostly with mental health issues. Then we would have more people able to work. »

    Participant, idAction@Accueil Bonneau

  • «  Today, the power acquired through knowledge is more far-reaching than knowledge itself. »

    André Frossard

  • « By engaging with people on a deep level, we see Exeko reinvigorating individual spirit to rebuild society in a new way. Exeko's work is not about small projects, but about achieving full social inclusion at a systemic level. [...] we believe that Exeko will reach a level of systemic impact with Quebec, Canada and the world within 5-10 years. »

    Elisha Muskat, Executive Director, Ashoka Canada

  • « Exeko implements creative solutions to several problematic, gives a voice to those we don't hear and hope to the underprivileged. »

    Bulletin des YMCA

  • « Over the past few years, we have been seeing more and more high quality productions by people with an intellectual disability who truly are artists.  »

    Julie Laloire @AMDI

  • « Art has the advantage to make people talk about abilities rather than limitations, when confronted with an intellectual disability.  »

    Delphine Ragon, Community Programs Manager, Les Compagnons de Montréal

  • « It is terrible for a society to ignore people with such talent! »

    Hélène-Elise Blais, les Muses about ART and ID projects

  • « I Have my own identity ! »

    Putulik, Inuit participant, Métissage Urbain

  • « Why use paper when it is as beautiful as this? »

    One of the co-creator for Métissage Urbain

  • « I write my thoughts in my head, not on paper, and my thought is not lost. »

    Participant @PACQ

  • « Its goal? To develop reasoning, critical thinking, logic, and increase citizen participation of these marginalized groups. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir (free translation)

  • « Its goal? To develop reasoning, critical thinking, logic, and increase citizen participation of these marginalized groups. »

    Caroline Monpetit, Le Devoir (free translation)

  • « Today, the power acquired through knowledge is more far-reaching than knowledge itself. »

    André Frossard

  • « They're both people. We're not looking enough after people with problems, and mostly with mental health issues. Then we would have more people able to work. »

    Participant, idAction@Accueil Bonneau

  • « They're both people. We're not looking enough after people with problems, and mostly with mental health issues. Then we would have more people able to work. »

    Participant, idAction@Accueil Bonneau

  • « We are not higher, we are not lower, we are equal. »

    Simeoni, participant idAction Mobile

  • « I was completely alone today, thanks for talking to me »

    Elie, participant @idAction Mobile

  • « Receving is good, but giving is better »

    Participant idAction@Kanesatake

  • « What better way to strengthen intergenerational ties? [...] A meeting between peers, a place for expression, learning and recovery »

    Chantal Potvin, reporter at Innuvelle

  • «  ...empowering the children, and giving them confidence »

    APTN National News

  • « By engaging with people on a deep level, we see Exeko reinvigorating individual spirit to rebuild society in a new way. Exeko's work is not about small projects, but about achieving full social inclusion at a systemic level. [...] we believe that Exeko will reach a level of systemic impact with Quebec, Canada and the world within 5-10 years. »

    Elisha Muskat, Executive Director, Ashoka Canada

  • « It’s a great program for children to learn about their traditions and to increase their interaction with Elders in the community. »

    Erika Eagle, Social Development Assistant with Waswanipi Brighter Future

  • « ...empowering the children, and giving them confidence »

    APTN National News