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Projet Boussole

In partnership with Exeko, the Boussole project is a multidisciplinary group of exchange and artistic creation that questions about the realities of the aboriginal communities, and offers creative activities to promote exchange of cultures through artistic mediation. This intergenerational project builds on cultural exchanges between two indigenous communities: Innu-Québec and Nahuatl-Mexico.

Photos: © Merry Wafwana for Exeko

By Alessia De Salis, Exeko facilitator

Matimekush, Schefferville. 

Innu community all the way up north at the 55th parallele. An other place that exists on the map even if we never really hear about it. 12 hour train ride north from Sept-Îles which is a 12 hour ride north from Montréal. No roads. Just wilderness and a train track. The time stops when I’m on the train. Just the distance exists. Every minutes in that train is a landscape worth a writing a poem. Every stranger is a conversation to learn from. The train rides alongside with an endless river. And along this river, little houses hidden between the trees, under the snow. Wooden walls and a wood stove. The train suddenly stops about 5 hours out in the wild. An old native couple of at least 70 years old jump out of the train with one bag and a 4 gallon of water. They make their way through the thick snow. The train starts again and the little house disappears between the trees. The train will only stop on its way back in one week. Staring at them by the window, I wonder what is their story... 

 

 

A box of food, a bag of clothes, hundreds of questions, and a puppet. Four girls on a adventure to meet with the humans of Matimekush. We are welcome by this beautiful Innu community. Marjolaine, our host, will teach us everything we need to know so that we understand where we are. Firts leason is to slow down. Then she invites us at the sweat lodge that is held by a old shaman. I don’t know if you’ve ever experienced one ? Such a huge and moving experience. In a tiny tent, a group of women are all sitting tightly one against the other. In the dark, in the middle of the tent the red stones are being splashed with water as the space gets steamy hot. The women start singing and drumming in the dark. Their voices call for the creator and their drums dance with the rythm of our hearts... Once again time doesn’t exist. I am with all women of all times....overwhelmed.

 

 

The next day the work starts and we get to spend the week with the kids of the community. We do theater, puppets, philosophy and even some games a great guy I met tought me that were really usefull with the bad boys of the school. 40 kids at the school...at the end of the week we had 40 new friends. They thought us about hunting caribou and surviving in the wild. They are so wise about the nature, using every single thing from the animal, knowing their way through the forest, every movement has a reason to be, walking for miles with out saying a word and always knowing where they are....and now and I’m trying to put words on that same experience...

 

 

And now back to reality... for now... In the train again, the hole adventure slowly has the time to find a place in my body, in my heart, in my mind. A 12 hours train ride is needed. So much to bring back with us. Looking by the window the pine trees are getting fatter as we go south. In the background the sun leaves an orange and pink tint in the sky and Matimekush leaves a glow to my heart.
 

Special thanks to the project partners : 

⊙ Matimekush-Lac John Health and Social Services Centre 

⊙ Kanatamat Tshitipenutamunu school


  

 

Bourses "Art, philo &communauté", deux projets à découvrir

Photo: © Mikael Theimer

En octobre dernier, en partenariat avec la CSQ, l'Esplanade, le pôle IDEOS du HEC Montréal et Rise Kombucha, Exeko lançait ses toutes premières Bourses "Arts, philosophie & communautés" visant ainsi à soutenir un projet social novateur au carrefour des arts et de la philosophie en vue de lutter contre l'exclusion sociale, culturelle et intellectuelle. Jeudi, le 7 janvier dernier, il n'aura fallu pas moins de 4h de délibération pour déterminer les 2 projets chacun porté par un duo d'étudiant.es que nous auront le plaisir de mettre de l’avant dans les mois à venir.

Chaque duo sélectionné se voit remettre :

  • 2 500$ pour réaliser un projet novateur
  • Une formation à la médiation intellectuelle et à sa posture éthique sur le terrain par Exeko
  • Un accompagnement en gestion de projet par le pôle IDEOS de HEC
  • Un accès aux bureaux et salles de conférence de l’Esplanade

La bourse CSQ​ est remise au projet Improvisation libre, par Annick Davignon et Joëlle Sarrailh.

       

Photo:  © Annick Davignon et Joëlle Sarrailh

 

Exploration dans un cadre scolaire de différents groupes de jeunes 12-15 ans, avec ou sans trouble du spectre de l’autisme (TSA) les thèmes d’identité, de la norme et des préjugés à travers des jeux inspirés du monde de l’improvisation.

La bourse Rise Kombucha est remise au projet Sans-habit, par Catherine Ménard-Jolin et Camila Forteza

                    

Photo:  © Catherine Ménard-Jolin et Camila Forteza

Rencontres citoyennes dans le métro entre artistes et personnes en situation d’itinérance. À travers l’acte de s’habiller et se déshabiller dans le wagon, la performance offre des échanges de peau empreinte d’une nouvelle vie.


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De grandes rencontres aux petits sommets de l’enfance et l’adolescence

Une équipe de Trickster, composée de Bruno et Jani, est au Lac Simon depuis presque deux semaines, afin de rencontrer les jeunes de l’école Amik-Wiche et construire avec eux une présentation artistique basée sur un conte partagé par Virginia Dumont . Les jeunes artistes présenteront le tout ce mardi, à la salle communautaire, deux fois plutôt qu’une. 

Lac Simon ! Lac Simon ! Lac Simon ! Comment écrire un article comme les autres quand pour la quatrième fois en 3 ans tu m’accueilles encore avec autant de chaleur et de surprises ?

La magie ne fait que se multiplier à chaque fois et le projet devient de plus en plus petit prétexte de grandes rencontres. Il va s’en dire que je peux vous partager qu’une magnifique équipe de jeunes participants de 10 à 15 ans fourmillent autour du Trickster depuis deux semaines. L’énergie est au maximum, les déplacements se font en courant, les bras dans les airs et en criant de joie ou d’excitation. Aussi bien dire que nous sommes comblés et aussi un peu étourdis par tout ce dynamisme ! Par contre, ce n’est pas ce dont je veux vous parler cette fois-ci, parce que bien que les Trickster soient tous différents, le processus se ressemble et c’est souvent au-delà de cela qu’il y a des étincelles et du dépassement de soi.  

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de la famille Poucachiche.

Lors du premier Trickster, nous avions rencontré Kelvy, grand ado talentueux qui danse, dessine et fait de la musique traditionnelle. Il avait gravité autour du projet sans trop s’y accrocher les pieds. La deuxième année, nous l’avions croisé sans plus et avions eu la chance de travailler avec sa petite sœur Wabigoni, alias Waboos (lièvre en anicinabe), qui tenait le rôle principal du spectacle final. Une grande rencontre pour moi qui étais alors coordonnatrice. Cette petite pré-adolescente avait su lire en moi et sans que je m’en aperçoive nous avions créé un lien particulier qui me suit encore. Sa fascination pour mon aisance corporelle malgré mon « belly », comme elle me disait, mon odeur d’huiles essentielles et mes cheveux gris ont été étrangement le déclencheur de notre relation. Elle pointait ce que j’aurais pu qualifier de mes défauts et pourtant ça me donnait que plus de motivation pour les assumer afin d’émaner une nouvelle énergie féminine dans son univers. Merci Wabigoni !

 

Wabigoni aliasWaboos (c) Exeko

 

Au mois de mai dernier, Alessia et moi sommes allées passer quelques jours au Lac Simon pour faire un partage de pratique avec des intervenants du centre de santé. En passant, devant la maison de Waboos, j’ai eu droit à un « MMmm, tu sens pareil comme la dernière fois » Je vous jure, même si mon travail consiste à être à l’écoute des autres et centrer mes énergies sur leur potentiel, ces moments sont précieux et je mentirais si je disais qu’il n’y a pas une parcelle d’égoïsme dans ma pratique qui repose sur ce désir de créer des liens significatifs avec des êtres humains que je n’aurais pu rencontrer sans cela.

J’ai deux payes, celle qui rentre dans mon compte de banque et celle qui rentre dans mon cœur.

Il y a une semaine nous ouvrions la porte de la Maison de la Famille où nous avons la chance d’être logés durant notre séjour. En me retournant, j’aperçois Waboos qui se lance vers moi pour me dire un :  « Oh my god ! Je vais pleurer ». En silence, je retiens un « Oh my god ! Moi aussi ! » Le lendemain, je rencontre Layla, sa petite sœur, une autre petite souris d’affection, qui me fait encore plus tomber sous le charme de cette magnifique famille. Comble d’éléments positifs, Kelvy, le grand frère, se joindra cette fois-ci au projet, mais comme intervenant de communauté. 

 

Layla (c) Exeko

 

C’est avec joie que je le vois se joindre au Trisckter et que j’apprends qu’il a décidé de venir chercher de l’emploi par lui-même à l’école, afin d’arrêter d’avoir recours à l’aide sociale. Une décision personnelle et une démarche louable pour un jeune de 18 ans, selon moi. Je suis impressionnée par son courage et sa détermination. En plus d’animer des activités au primaire, il participe au Trickster et fera parti au printemps du Camp de leadership des Premières Nations, organisé par le Club des petits déjeuner, en tant qu’assistant animateur, après avoir reçu la formation en animation.

Encore une fois, la famille Poucachiche me fait sourire et confirme que, malgré mes inquiétudes, mon sentiment d’imposteur, mes peurs et, j’ose dire, parfois mes préjugés bien ancrés, être un Trickster, c’est avant tout se laisser la chance de faire de grandes rencontres aux petits sommets de l’enfance et adolescence.

exeko.org/trickster 

 

 

Le programme Trickster est soutenu par
le Ministère de la Culture et des Communications du Québec
et la Fondation Québec Jeunes.

"J’écris, moi non plus : parait que les fleurs poussent en hiver"

Photo: © Maud Bousquet pour Exeko

Par Caroline Foujanet

 

“J’écris, moi non plus : parait que les fleurs poussent en hiver", comme une page de titre…

 

Voilà, nous y sommes...

après avoir imaginé plusieurs semaines durant, la texture de la couverture,

après avoir pensé la matière de ce qu’elle abritera et dévoilera le moment venu,

nous ouvrons ce cycle d’écriture, au doux et mystérieux nom.

 

Mardi dernier, 12 janvier 2016 : premier atelier d’une longue série, l’atmosphère conviviale et inventive a donné la teinte aux pages liminaires.

 

Tournons quelques pages, curieux de découvrir l’avant-propos.
A l’origine : l’envie de 3 partenaires, de faire pousser des fleurs dans les coeurs,  chacun y allant de son composant :

Il nous faut du terreau , comme terre végétale d’édition cultivant la poésie : Les éditions de la Tournure;

Ajoutons le  fertilisant, comme un engrais d’innovation social : Exeko et son accélérateur naturel inclusif qu’est  la médiation intellectuelle;

Veillons aussi à ce que ce que ce végétal s’épanouisse, en lui offrant un  tuteur, sorte d’armature éditoriale pour l’élévation de la plante,  Possibles éditions apportera son savoir faire artisanal dans la fabrication du livre.

 

Nous avions les substances essentielles, restait à trouver l’incubateur.

Quel serait le lieu au potentiel fécond pour  l’éclosion des fleurs ?

C’est avec naturel, que nos instincts nous ont conduit vers la Grande Bibliothèque. Et c’est avec un vrai plaisir que la collaboration a pris racine.

 

La création littéflorale est amorcée !

12 séances vont donner le corps au texte.  

 

Puis, c’est aussi quelques ramifications fortifiantes pour le Projet Biblio-libre d’Exeko, et quelques forces supplémentaires pour les lecteurs des 12 micro-bibliothèques implantées dans les refuges et centres de jour de Montréal.

 

Autant de coeurs joueurs de mots, faisons pousser nos idées !

Le joli mois de mai, verra éclore une création de caractère.

 

Les ateliers d'écriture "J’écris, moi non plus : parait que les fleurs poussent en hiver" s'inscrivent dans le cadre du projet Biblio-libre. Ce projet bénéficie du soutien financier du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.