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POSTE COMBLÉ (Offre d'emploi - Chargé.e de projet Autochtone)

- POST COMBLÉ -

PRÉSENTATION DE L’ORGANISME

Exeko est un organisme d’innovation sociale, basé à Montréal depuis 2006. Nous utilisons la créativité – l'art et la philosophie – pour l'inclusion sociale des personnes en situation ou à risque d’exclusion. Notre approche reconnaît avant tout le potentiel de chacun à réfléchir, analyser, agir, créer et être partie prenante de la société, quels que soient sa situation ou son parcours : nous présumons l’égalité des intelligences.

Nous utilisons une approche fondée sur la médiation intellectuelle et culturelle. Cette démarche consiste à créer des espaces égalitaires de réflexion collective à travers l’organisation d’ateliers critiques (analyse, philosophie), créatifs (arts visuels, sonores et numériques) ainsi que des sorties culturelles avec nos participants.

Dans chacune de nos actions, nous employons la médiation comme outil de transformation sociale. Cela permet d’agir positivement sur la société, individuellement et collectivement : émancipation intellectuelle, prévention de l'exclusion (itinérance, crime, suicide, toxicomanie), participation citoyenne et culturelle, inter-reconnaissance, renforcement identitaire, persévérance scolaire, etc

exeko.org
 

CONTEXTE

Les réalités entourant les populations autochtones en milieu urbain comme en communauté au Québec et au Canada sont parmi les enjeux prioritaires adressés par Exeko. C’est à ce titre que l’organisation a développé et déployé depuis 10 ans un ensemble de programmes et projets en milieu autochtone, soit plus 75 projets complétés dans 17 communautés majoritairement au Québec, 8 nations et plus de 3000 participant(e)s.

Notre organisation souhaite profondément renforcer la participation autochtone à son leadership, ses actions et sa gouvernance. C’est à ce titre que nous sommes actuellement à la recherche d’un ou une nouvel(le) chargé(e) des projets Autochtones, et que seules les candidatures Autochtones seront reçues.

 

DESCRIPTION DU POSTE

Le/la chargé(e) de projet Autochtone a pour mandat principal d’assurer le développement, la planification, le déploiement et le suivi des activités du pôle Autochtone, incluant le programme Trickster, ainsi qu’un ensemble de projets spéciaux associés à des partenariats et/ou aux programmes idAction ou encore Métissages Urbains.

Il/elle participe activement au développement et au positionnement stratégique du pôle ; il/elle planifie, coordonne et suit le déploiement de la programmation des projets ; plus généralement, il/elle participe activement aux efforts de financement, de communication et d’administration des activités.

 

 

Consultez la fiche de poste dans sa version complète en cliquant ici.

Date limite de soumission des candidatures : dimanche 14 août 2016.

Contact : rh@exeko.org

[FERMÉ] Appel de candidature autochtone au conseil d'administration

Les réalités entourant les populations autochtones en milieu urbain comme en communautés sont parmi les enjeux prioritaires adressés par Exeko. C’est à ce titre que l’organisation a développé et déployé depuis 10 ans un ensemble de programmes et projets culturellement adaptés et innovants en milieu autochtone, soit plus 75 projets complétés dans 17 communautés majoritairement au Québec, 8 nations et plus de 3000 participant(e)s.

Notre conseil d’administration, outre ses fonctions morale et légale, a pour principaux mandats et défis, de nourrir et statuer les orientations et choix stratégiques, développer la viabilité et les capacités financières et organisationnelles, ainsi que de développer le positionnement de l’organisme et d’en être ambassadeur.

Qui plus est, notre organisation souhaite profondément renforcer la participation autochtone à son leadership et sa gouvernance. C’est à ce titre que nous sommes actuellement à la recherche d’un ou une nouvel(le) administrateur(trice) autochtone voulant contribuer de façon significative à relever ces défis.

 

 

Date limite de soumission des candidatures début aout 2016.

Contactrh@exeko.org

Le printemps des résidences artistiques

Photo : Kate Ter Haar
Texte de : Sofia Ramos

Ce printemps, Exeko a le plaisir d’accompagner quatre artistes montréalaises dans le cadre du programme “Métissages Urbains”. Ayant pour mission de faire de Montréal une ville plus inclusive via la mixité sociale, ce programme permet la rencontre de la médiation intellectuelle et la création artistique. Ainsi, la pensée critique et/ou philosophique se joint à l’acte créatif, ce dernier étant partagé par des personnes en situation ou à risque d’exclusion sociale, ainsi que par les citoyen.ne.s, passant.e.s ou engagé.e.s. Nous remercions l’Arrondissement Ville-Marie pour son appui aux résidences de Patsy Van Roost et Alexandra Pastena.

Quand le non-dit devient visible...

Marie-Pierre Gadoua
© Marie-Pierre Gadoua @Exeko

Topoésie est un projet artistique de Marie-Claude de Souza, poète nomade à la recherche des “lieux-dits”, des lieux surnommés par leurs usagers contemporains qui par leur nom, témoignent de la créativité, la culture et les habitudes des citoyens s’appropriant l’espace public qu’ils habitent. En cartographiant ces lieux-dits, Marie-Claude rend visible l’environnement symbolique qui nous entoure et qui est en constante métamorphose. À bord de la caravane idAction mobile, Marie-Claude et Marie-Pierre Gadoua, médiateure d’Exeko, cherchent des histoires de rue qui utilisent un vocabulaire géoréférencé à même de révéler un autre regard ainsi qu’une autre expérience de la ville de Montréal.

« On s'est fait raconter les Blocs des Foufs (il y a définitivement 2 lieux distincts qui furent nommés ainsi), le Parc des Foufs, la Dalle (1-2-3), le Squelette, le Château, le Squat de l'Église, le Project, le Tunnel… Autant de lieux que de toponymes et cultures underground, de mémoires, d'histoires, et de mélancolie heureuse à l'évocation d'une jeunesse folle et un peu sauvage. On m'a entre autres raconté "la fois où Me Mom and Morgentaler avait fait un show gratis au Parc Berri"... J'imagine le tableau ! »

- Marie-Pierre Gadoua

Depuis la fin avril et jusqu’à la mi-juin, Marie-Claude et Marie-Pierre vont cartographier les lieux-dits, reconstruisant ainsi un autre imaginaire de la ville.

Une ville inclusive où les trottoirs rendent hommage


​© Patsy Van Roost @Exeko

Dans une même perspective d’appropriation de l’espace public, Patsy Van Roost aussi connue comme la Fée du Mile-End, propose de cultiver l’amitié et la tendresse qui habitent déjà les rues de Montréal. À l’aide de phrases imprimés au pochoir dans l’espace public, les participant.e.s peuvent se rendre hommage via des messages qui marquent (temporairement) un territoire avec les histoires et les liens qui les unissent. Pendant le mois de mai, les trottoirs, les bancs, les murs de l’espace public deviennent ainsi un médium d’expression pour chaque individu qui souhaite offrir une pensée à un être aimé.

« Daniel, la première chose qu'il m'a dit c'est qu'il est autochtone, et puis il m'a demandé une craie et il s'est penché pour écrire. Il aime la vie, il s'y accroche... malgré tout. Ses yeux étaient tout plein d'eau quand, après l'avoir remercié pour l'ouverture de son coeur, il m'a dit « J'avais une fenêtre sur mon coeur. Je l'ai enlevée et j'ai mis une porte patio à la place ! ». Merci pour ces rencontres privilégiées Exeko ! »

- Patsy Van Roost

Un champ de 1000 roses éclore cet été


​© Maïlis Burgaud @Exeko

Après un long chemin rempli de belles et diverses rencontres, Alexandra Pastena, accompagnée par des médiateur.e.s et des bénévoles d’Exeko depuis février, s’apprête à finir une cueillette de 1000 roses faites à la main par les participant.e.s ! Le projet Roses s’agit donc d’une oeuvre collective où chaque participant.e crée sa propre rose, qui devient par la suite un objet de réflexion sur sa signification en tant que symbole à travers les cultures, ou sur sa relation à la condition de la femme au travers ces différentes cultures. C’est pourquoi ce champ de roses porte aussi une pensée particulière pour les femmes autochtones disparues au Canada. Le champ va fleurir cet été dans l’espace public, restez attentifs !

 

Murale sonore


​© Sofia Ramos @Exeko

Finalement, Isabelle Anguita dirige la co-création d’une murale de 8 pieds x 8 pieds, un assemblage de 81 petits panneaux en bois dont l’ensemble représente une “courtepointe de la paix”. Ornée d’une étoile à 8 branches, cette oeuvre est un hybride de la culture des premières nations, la culture québécoise et celle des nouveaux arrivants. La murale se veut donc un échange en symbole de paix, un échange qui souligne l’importance de l’héritage de la culture autochtone et affirme sa place dans la culture contemporaine du Québec. Chaque participant.e est donc créateur d’un des 81 panneaux, où le processus créatif du choix des couleurs, des images et des mots encouragent la discussion sur ce que la paix pourrait signifier pour chacun.e d’entre elles et eux. La murale sera accompagnée d’un volet sonore avec le mot choisi en signe de paix par chaque participant.e. L’échange entre le savoir autochtone et allochtone est encouragé, comme la prise de conscience de la proximité et de l’hybridité de nos cultures diverses, capable d’engendrer une reconnaissance culturelle et intellectuelle de chaque individu de notre société. Comme un.e participant.e l’a exprimé :

“You make us do something, it’s elevating, it’s what I needed at this point in my life”

La murale, dont la production a débuté avec le mois de mai, sera dévoilée le 21 juin dans un lieu qui sera annoncé prochainement...on a hâte !

Citoyen.ne.s de Montréal, soyez donc attentifs dans les rues ! Vous pourriez être à même de devenir des co-créateur.e.s d’un de ces quatre projets qui oeuvrent pour une ville plus inclusive, créative et réflexive !  

 

Merci à la Ville de Montréal qui soutient les projets Métissages Urbains 2016.

 

" C’est la vie d’être Innu, notre vie pour être Innu, la vie d’un voyage "

Crédit photo : © Jani Greffe Bélanger @Exeko
Texte de : Bruno Gagnon

Pour la troisième année, le programme Trickster propose des ateliers de théâtre et de cirque dans la belle communauté innue de Mingan.

‘’ Je me réveille un beau matin sous la tente de mes ancêtres. Je vois un loup et mon cœur bat plus vite que le vent. ’’

En arrivant à Mingan sur la Côte-nord, la Maison de la Culture Innue nous accueille, pleine de promesses et de trésors culturels à partager. C’est autour d’un thé avec Rita Mestokosho que nous discutons du concept de transmission des savoirs. Elle-même écrivaine et poète reconnu, elle nous propose de stimuler la créativité des jeunes de la communauté sous forme d’un atelier d’écriture.

Rita nous présente alors Manon Nolin, une autre force tranquille de la communauté qui va publier un livre au mois de mai. C’est elle qui nous a guidés dans l’écriture lors d’un atelier riche en idées et qui a inspiré les jeunes à inventer une histoire propre à eux. Quelques extraits :
 

‘’ Je suis allée à Nutshimit dans le bois, Nunushum est venu, il m’a enseigné ce que les Innus faisaient avant. ’’

 

‘’ Un pas de mocassin, sur la route du Teuikan, me chante les traces de mon grand-père. Petit fruit, petite baie, suis la route du boréal. Du Caribou, qui s’élance sur le lichen. ’’

 

‘’ C’est la vie d’être Innu, notre vie pour être Innu, la vie d’un voyage. ’’

 

‘’ À contre-courant, la mission est claire, l’eau est claire, et le poisson est habile. La force de l’eau nous transforme, et l’eau glisse sur ma peau. Mais parfois, pour un instant, je me laisse porter, et je vais là où la rivière me mène. Dans le sens du courant, parfois on va plus loin. ’’

 

‘’ Je suis né sur le territoire de mes ancêtres, à la recherche des traces de mes ancêtres. Je voudrais être vieux, et avoir voyagé avec eux. ’’
 

À l’heure où on parle des problèmes rencontrés par les Premières-Nations presque quotidiennement dans les médias, il est important de dire qu’il y a aussi beaucoup de gens inspirants et forts dans les communautés. Ils ont une vie au quotidien, un humour fou et des langues vivantes. Leurs initiatives, leurs connaissances et leur fierté pour leur milieu montre le chemin pour l’avenir.
 

Le programme Trickster est soutenu par
le Ministère de la Culture et des Communications du Québec
et la Fondation Québec Jeunes.